‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 273 sur 433 · Epit · texte numérisé non relu

Epit

6. De benefy VIT, 8 : Huic non dubito quin Providentia talem vitam et talem dicendi facultatem dederit ne aut exemplun saeculo nostro aut convicium desset.

pasien, qui se contenta d'appeler chien cet honnête homme condamné par son ordre * !

L'influence des maîtres que nous venons d'énumérer, et, avec elle, les leçons d'un père renommé comme maître d'éloquence, le grand esprit et les grandes qualités d'une mère supérieure, le génie de l'Espagne qui a marqué fortement de son empreinte tous les membres de la famille, voilà ce qui a formé le fameux Senèque, dont nous allons étudier rapidement la vie et les œuvres.

Sénèque. — Sa vie. — Sénèque {Liicius Annœus Seneca) naquit à Gordoue, comme son père (2 ou 3 ap. J.-C). Celui-ci était retourné en Espagne pour épouser Helvia, dont nous avons apprécié déjà la distinction et le noble caractère. Elevée dans la simplicité austère des mœurs anciennes, initiée par son père aux études libérales, Helvia exerça une grande influence sur l'éducation de ses enfants. Elle aimait la philosophie, et sans doute cette prédilection, combattue par son mari, agit sur les goûts du jeune Sénèque, qui, plus tard, dans l'exil, rappelait à sa mère avec une triste émotion ces graves entretiens si doux à leur mutuelle tendresse.

Amené fort jeune à Rome, Sénèque continua ses études oratoires sous la direction de son père. Nous avons vu aussi avec quelle ardeur il suivit les leçons des philosophes et en particulier de Sotion. Forcé par son père à renoncer au régime pythagoricien, il conserva du moins toute sa vie, même au milieu d'immenses richesses, les habitudes les plus simples, s'abstenant de l'usage du vin, des parfums et des bains chauds, et, malgré la faiblesse de son tempérament, couchant sur un lit dur et s'asseyant à une table frugale. Il prit

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