Ch. xxxin. Nam neque Pompeius quemquam animo parem tulit
Lucain, I, 125, 126:
Nec quemquam jam ferre potes tCœsarve priorem, Pompeiusve parem.
tout en reconnaissant leurs grandes qualités. Cependant il est impartial dans son appréciation de Marius et de Cinna; il sait flétrir les cruautés d'Opimius et de Sylla, il admire Gicéron et condamne franchement Catilina. Il rend justice aux vertus de Caton et même de Brutus, tout en détestant le meurtre de César. Mais ici sa justice devient plus timide; quand il arrive à Tépoque d'Auguste et de Tibère, et même à celle de César, l'esprit de flatterie Tentraîne à de misérables réticences ou à une odieuse glorification des maîtres. Ils ont été ses généraux ; c'est la seule excuse de ces hyperboles emphatiques, de cet enthousiasme qui se répand en exclamations et en apostrophes. Le futur Auguste est né pendant le consulat de Cicéron ; quelle gloire nouvelle pour cette année mémorable, que la naissance de celui dont la grandeur doit éclipser tous les plus illustres personnages de toutes les nations ^ ! Yelleius va raconter les campagnes des Gaules :
Pendant ce temps César accomplissait en Gaule des exploits gigantesques; c'était presque un second univers qu'il ajoutait à notre empire et au sien ^.
Quand il décrit le triomphe d'Octave, après la bataille d'Actium, c'est un hymne véritable qu'il chante en son honneur '.
Décrire Taffluence, les acclamations de toutes les personnes, de tous les âges, de toutes les classes qui accueillirent César à son retour en Italie et à Rome, la magnifl-
1. Ch. XXXVI. Consulatui Ciceronis non médiocre adjecit decus natus eo anno divus Augustus, omnibus omnium gentium viris magnitudine sua inducturus caliginem.
2. Ch. XLvi. Quum immanes res C. Cœsar in GaUia ageret, alterum pœneimperio nostro ac suo quœrens orbem.