‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 332 sur 433 · Martha, un Poète stoïcien, p · texte numérisé non relu

Martha, un Poète stoïcien, p

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dans les derniers replis du cœur, un caractère tout imprégné de vertu et d'honneur *.

Nous avons déjà traduit quelques vers de la cinquième satire, sorte de confidence que le poète adresse à son maître Cornutus. Après les élans de sa tendre reconnaissance, Perse développe cette idée que le sage seul est libre et que l'homme livré à ses passions trouve en elles autant de maîtres. Il est amené ainsi à décrire les tourments qui punissent et Tavidité et la poursuite des honneurs. On trouvera dans notre Recueil ^ un des plus frappants tableaux de cette satire, celui où le poète nous montre la Cupidité et la Mollesse se disputant le cœur d'un homme.

Dans la sixième satire, Perse cause avec son ami le poète Bassus. C'est encore l'avarice et l'avidité qu'il combat, avec moins de vivacité et d'intérêt que dans la satire précédente.

Le grand défaut de toutes ces pièces, il faut l'avouer, c'est l'extrême obscurité du style. On travaille longtemps pour comprendre ce texte parfois énigmatique ; on est souvent tenté de jeter le livre et d'abandonner la lecture commencée ; on y renoncerait peut-être si l'on ne rencontrait l'interprétation vigoureuse et fidèle dans sa hardiesse du traducteur contemporain auquel nous avons emprunté nos citations. On est soutenu encore dans l'étude du poète par l'appréciation généreuse et libérale du critique pénétrant dont nous avons déjà invoqué le témoignage. C'est par son jugement sur le style de Perse, que nous terminerons notre notice :

1. Compositum jus fasque anime, sanctosque recessus Mentis, et incoctum generoso pectus honesto.

(Vers 73, 74.)

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