‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 34 sur 433 · Ce canal traversait le forum · texte numérisé non relu

Ce canal traversait le forum

4. Velabre, quartier de Rome, ancien marais où l'on allait autrefois sur des barques k voiles {veluni).

blit bientôt de faire chanter les cantica par un jeune esclave placé près du joueur de flûte. L'acteur se bornait aux gestes. Cette habitude qui devait conduire aux pantomimes remonte, selon Tite-Live *, à la vieillesse d'Andronicus. Le poète-comédien, fatigué, obtint du peuple cette faveur. On ne sait si la tragédie romaine avait aussi des cantica.

Les pièces étaient appelées motoriœ ou siatariœ suivant le plus ou moins de rapidité et de mouvement qu'on y trouvait. Les comédies de Plante appartiennent au genre des motoriœ. La vivacité de Faction est le caractère qui prédomine. Un examen rapide de Faction, des personnages et du style nous permettra de distinguer les autres.

Conception et fable. — Pas plus que les poètes de la comédie moderne à Athènes, les poètes comiques romains n'avaient le droit d'emprunter leurs sujets à la vie publique. Naevius avait payé assez cher les personnalités audacieuses qu'il s'était permises ; son exemple enseigna la prudence à ses successeurs et ils se renfermèrent rigoureusement dans la vie privée. Mais quand la vie privée est peu de chose, comme chez lés anciens, quand les femmes sont confinées dans rintérieur du gynécée, et que ces réunions de société où se rencontrent les deux sexes n'existent pas, une partie des mœurs privées échappe à l'observation. D'ailleurs les Romains, comme les Grecs, sont , très sévères pour les intrigues de l'intérieur de la famille : mettre sur la scène l'amour légitime d'une jeune fille pour celui qui doit être son mari, eût été une haute inconvenance. Les mariages étaient souvent conclus sans l'aveu des intéressés ; c'était une sorte de marché où les inclinations mutuelles

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