‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 342 sur 433 · CELSE — COLUMELLE — POMPONIUS ME · texte numérisé non relu

CELSE — COLUMELLE — POMPONIUS ME

Avant de terminer l'histoire de cette péri raire, nous devons parler rapidement de écrivains spéciaux, qui ont joui d'une réput lifiée par leurs ouvrages.

Celse. — Celse (Aulus ou Aurelius Corneliu dont le nom est resté célèbre pour ses livr médecine, était, en réalité, un savant encyclo] l'école de Varron, qui avait embrassé dans vaux Fart oratoire, la jurisprudence, la phi l'économie rurale, la tactique, aussi bien que cine et l'art du vétérinaire. Son ouvrage, vingt livres, avait pour titre de Artibus, Les li relatifs à la médecine (VI-XIII) sont les nous soient parvenus.

On ignore l'époque précise de la naissanc mort de Celse. Columelle, qui vécut sousClau comme son contemporain. II vivait encore \ de Néron.

Quintilien le nomme plus d'une fois, et pour combattre ses opinions sur la rhétoriq savons par saint Augustin qu'il avait fait un de toutes les écoles philosophiques, sans c ni approuver aucune doctrine, mais en se t les exposer brièvement. Ce résumé formait i

L'écrivain militaire Végèce le cite aussi parmi les auteurs qui ont traité avant lui les questions relatives aux armées. Enfin l'agronome Columelle, dont nous allons parler, et Pline l'Ancien, citent avec éloge les cinq livres de Celse sur l'économie rurale.

Les huit livres sur la médecine sont un précieux monument des connaissances des anciens h cette époque. L'auteur commence par une rapide exposition de l'histoire de la médecine chez les Grecs ; les deux premiers livres traitent de la pathologie générale et de la thérapeutique, les trois suivants des maladies en particulier. Les derniers livres, consacrés à la chirurgie, sont les plus importants et les plus estimés.

Celse n'est pas un compilateur. Il adopte souvent les opinions des médecins grecs Hippocrate, qu'il avait traduit en partie, et Asclépiade ; mais il les discute, et il ne craint pas de leur opposer quelquefois des aphorismes personnels d'une réelle autorité. Même comme composition littéraire, son ouvrage ne doit pas être dédaigné. On a appelé Celse le Cicéron de la médecine ; sans qu'on doive attacher à cet éloge trop d'importance, il atteste chez celui qui l'a mérité plus de facilité et d'élégance que ne semble en comporter un sujet aussi didactique. Son élocution, en effet, est nette, pure, précise, quelquefois riche et colorée.

Columelle. — Le style de Columelle, le plus savant agronome de l'antiquité, se rapproche aussi de celui du siècle d'Auguste, tout en subissant l'influence du goût et de la mode de l'âge suivant.

L. Junius Moderatus Columella était Espagnol comme son contemporain Sénèque; il naquit à Gadès sous le règne d'Auguste ou de Tibère. Il avait de grandes propriétés en Itahe, et il en dirigeait luimême l'exploitation. Il fit aussi des voyages en Italie, en Espagne et jusqu'en Asie pour étudier les produc-

lions des diJBTérenls pays et les divers mo ture. C'est à son retour à Rome, où il se publia ses deux ouvrages, l'un intitulé de en douze livres, l'autre, de Arboribus^ qui i avait fait partie d'un autre écrit en quatre l'agriculture; c'était'peut-étre la première celui que nous possédons.

L'objet de Columelle semble avoir été d l'agriculture en honneur, comme l'avaient f et Virgile, et d'appeler à son tour l'atte l'économie rurale si importante pour l'Ital bre, en effet, dans sa préface, le temps où ture était florissante ; il se plaint de l'avilisse lequel cet art est tombé : il y a, dit-il, des des disciples pour la rhétorique, pour la pi pour la cuisine ; il n'y en a pas pour l'agric

L'ouvrage était dédié à un certain P. S semble que l'auteur ait publié chaque livre qu'il était composé ; car il répond plus dans un livre à une objection qui lui a é sujet du précédent.

Il traite d'abord de l'utilité et des plaisir nomie rurale; il donne des règles générah nistration et des conseils sur le travail dei Les quatre livres suivants (II-V) sont cons guérets, aux vignes et aux arbres; il pas au gros bétail, puis au petit bétail, h la ; et aux abeilles (VI-IX). Le dixième livre es à la culture des jardins. A la demande de S sujet est traité en vers hexamètres. Peut Columelle avait-il l'ambition de compléter A avait dit à propos des jardins :

Mais, renfermé dans un espace trop étroit, j côté ce sujet, et je laisse à d'autres le soin de 1

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