‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 359 sur 433 · VIII, épît · texte numérisé non relu

VIII, épît

672 niSTOIRE DE LA LITTÉRATURE ROMAINE

suivre les Verres de son -temps. C'est ainsi qu'il fut le patron des habitants de la Bétique contre deux odieux proconsuls, Bébius Massa et Caecilius Bassicus; tous les deux cependant étaient puissants, et le premier s'appuyait sur la protection de Domitien même. Sous le règne de Nerva, il poursuivit encore avec énergie Publicius Certus, préfet du trésor et consul désigné, qui, sous Domitien, avait accusé et fait condamner Helvidius Priscus, digne héritier des vertus de son père, frappé sous Vespasien *. Sans obtenir le châtiment de Certus, dont l'empereur ne laissa pas poursuivre le procès, il réussit du moins à le faire exclure des honneurs du consulat.

Il soutint, sous Trajan, avec son ami Tacite, une autre accusation que la province d'Afrique intentait au cruel proconsul Marius Priscus. Le succès des deux orateurs fut éclatant. Pline le raconte dans une lettre avec sa complaisance habituelle pour tout ce qui lui est personnel *. 11 eut ensuite le rôle plus agréable de défendre Julius Bassus et Rufus Varenus, tous deux anciens gouverneurs de la Bithynie, accusés trop légèrement par la province ^.

Nous avons vu Pline, dès l'âge de vingt ans, tribun militaire en Asie Mineure. Sous Domitien, il fut questeur de César, c'est-à-dire un des commissaires impériaux chargés de lire au sénat les lettres du prince, ses mémoires et les discours qu'il ne prononçait pas luimême. 11 fut ensuite tribun du peuple, puis préteur; mais l'appui qu'il accordait à beaucoup de malheureux en butte à la haine de l'empereur, les secours qu'il envoyait à des amis exilés, lui aliénèrent bientôt le prince : après la mort de Domitien, on* trouva

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