‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 360 sur 433 · pi7.,IV,9;V,20; VI, 5; VII, H · texte numérisé non relu

pi7.,IV,9;V,20; VI, 5; VII, H

dans ses papiers une accusation préparée contre Pline.

Sous Nerva etTrajan, il devint successivement préfet du trésor, consul subrogé (septembre et octobre 100 av. J.-C), augure, enfin gouverneur de la Bithynie et du Pont (tll et 112 ou 112 et 113). Il se distingua dans ces fonctions par son esprit de justice, de sage économie, et aussi par les embellissements nombreux que lui dut la province. Sur" toutes les questions graves il consultait l'empereur; c'est à ces communications que nous devons la précieuse correspondance qui remplit le dixième livre de ses' Lettres. Là se trouve son célèbre rapport sur les chrétiens. Il est plus équitable pour eux que Suétone et Tacite.

On sent, dit un critique contemporain, qu'il éprouve, presque à son insu, un sentiment de commisération et d'inlérêt pour ces coupables d'une nouvelle espèce, qui s'assemblaient pour chanter en communies louanges du Christ, t»t s'engageaient par serment à ne point commettre de vol, de brigandage, d'adultère, à ne jamais manquer à leur parole, à ne jamais nier un dépôt.... Il ne fut pas chrétien, qpmme on l'a prétendu à tort, ihais il était digne de l'être.

În sent en lisant ses écrits que, si les dogmes du christiaisme n'ont pas encore conquis le monde, la morale chrétienne commence à pénétrer les cœurs qui voudraient en vain lui résister K

Après son consulat, Pline vécut alternativement |[ans une maison de campagne située au bord du lac de Côme et qui subsiste encore, et dans celles qu'il possédait à Tusculum, à Tibur, à Préneste, à Laurentum et en Toscane-*. Fidèle aux exemples de son oncle, il ne perdait aucune partie de ses journées. Il

1. Armand Durand, Notice sur Pline le Jeune, en tête d'une édition du Panégyingue de Trajan; Delagrave.

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