‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 361 sur 433 · Voir liv. IX, 7; V, 6; II · texte numérisé non relu

Voir liv. IX, 7; V, 6; II

consacrait quelques heures à régler les différends des villageois, qui ne voulaient pas d'autre juge qite lui. Pendant ses repas, on lisait ou Ton récitait des vers; il ne sortait jamais sans emporter un livre;, dans un petit billet bien connu, il raconte à Tacite comment, parti pour la chasse, il en est revenu, non seulement avec ses filets garnis de gibier, mais avec ses tablettes bien remplies '. Il employait ses moments de loisir à revoir ses plaidoyers, à rédiger quelque récit historique, à composer des vers légers, pour lesquels sa troisième femme, Calpurnie, composait des airs sur la lyre. Il ne faisait pas de longs séjours à Rome : il s'y rendait pour assister aux conseils de l'empereur et aux lectures publiques, ou pour visiter ses amis. Très lié avec Quintilien, Suétone, Silius ItaHcus, Martial, il avait une amitié particulière pour Tacite, dont il admirait sincèrement le génie. Us se consultaient mutuellement sur leurs ouvrages. Les lettres que Pline adresse au grand historien ont beaucoup de grâce et d'effusion.

Il faisait un noble emploi de sa grande fortune, toujours prêt, nous le voyons par ses lettres, à sou-; lager le malheur et à encourager le talent. Un de sef condisciples, Romanus, n'a pas une fortune suffisant^' pour rester dans Tordre des chevaliers : Pline lui en-^* voie trois cent mille sesterces (6000 fr.), qui lui man-i quent *. Il dote la fille de Quintilien, non pas santf'jv doute du fameux professeur, qui était riche, maif^^A d'un autre personnage de ce nom. Un des philosophelf. chassés par Domitien, Artémidore, a besoin de payer, avant son départ, des dettes honorables; Pline dépense pour les acquitter une somme considérable ^

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