IV, chap. n
2. « Sic de principatu laborabant, lanquam duos tanti imperii fortuna non caperet. » Lucain avait dit :
populique potentis Quœ mare, quœ terras, quse totum possidet orbem. Non cepit fortuna duos.
M. Bizos cite d'autres exemples non moins frappants *. Florus a copié aussi plus d'une fois, mgis moins habituellement, Virgile, Horace et Ovide.
11 a partout les défauts qui fatiguent dans Velleius, dans Valère Maxime, dans Lucain, dans Pline l'Ancien. Les déclamations sur le luxe et la corruption des mœurs sont partout ; il fait un étrange abus des métaphores, des antithèses, des hyperboles, des exclamations, des interrogations, des apostrophes, des chutes brillantes et sonores, faites pour retentir à l'oreille. C'est l'école qu'a combattue Quintilien, contre laquelle ont réagi ses élèves.
Il y a cependant chez Florus des tableaux animés et riches, de belles pensées, dont Montesquieu a emprunté ou développé quelques-unes, par exemple quand l'auteur nous montre Scipion « qui grandit pour la perte de l'Afrique ». Cependant Tite-Live avait déjà désigné le jeune homme « comme le général que les des^ns réservaient pour cette guerre * ». Ailleurs Florus présente Annibal « chassé de l'Afrique, cherchant dans tout l'univers un ennemi au peuple romain ». Montesquieu admire avec raison cette grande image; mais elle a été dérobée à Tite-Live :
Dans tout Tunivers il cherchait des ennemis aux Romains '.
La langue de Florus n'est pas beaucoup plus saine . que S09 style. M. Teuffel, dans son Histoire de la lit-