‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 406 sur 433 · Epit,, III · texte numérisé non relu

Epit,, III

plus haut. L'ordre des livres est chronologique. Comme nous l'avons dit, ils parurent successivement p ''année en année. Les livres X, XI et Xll sont

p rs à la mort de Domitien, et les deux der-

n is l'avons vu, ont été écrits en Espagne. Le

r it précédé d'un livre Sur les Spectacles [de

S is liber], qui date, ainsi que les deux premiers

li pigrammes, du commencement du règne de

E (81-87). Les trente-trois petites pièces qui

composent le livre Sur les Spectacles sont intéressantes pour l'histoire du théâtre dans ces tristes temps. On y peut juger ce qu'étaient alors les pantomimes, les combats de gladiateurs et de bêtes, et comment les légendes les plus cruelles et les plus honteuses de la mythologie grecque étaient reproduites sur la scène aux yeux des vestales et des dames romaines. On y voyait un brigand, Lauréolus, cloué à une croix véritable, et déchiré par un ours de Calédonie *; on y voyait un Dédale, qui n'avait pas d'ailes pour échapper à l'ours de Lucanie qui le déchirait *. Nous ne citons pas des turpitudes réalisées publiquement d'après la fable.

Outre ce recueil, nous avons sous le nom de Xenia et à' Apophoreta deux autres livres désignés ordinairement comme le XIII® et le XIV® du recueil. C'est une suite de distiques sur des comestibles de toute espèce ou des objets de fantaisie qu'on offrait en cadeau à ses amis à l'époque des Saturnales. Le mot épigramme est pris là dans son sens primitif, celui ^'épigraphe,

Martial affectionne la forme du distique : c'est le métré élégiaque qu'il a employé le plus souvent dans tous ses ouvrages.

Dans ce grand nombre d'épigrammes, on conçoit

1. De Speciaculis, VII. Non falsa pendens in cruce Lauréolus.

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