‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 41 sur 433 · V, 154 et suiyanls · texte numérisé non relu

V, 154 et suiyanls

piquant. Chez les Romains, peuple guerrier par état, où la gloire militaire est par excellence la gloire nationale, on comprend mal que le soldat ait été bafoué. L'imitation grecque explique seule l'introduction de ce type. La forfanterie , Timpudence , la sottise : tels sont les caractères de ce personnage que Ton rencontre assez souvent dans les comédies de Plante. Partout il est sacrifié; tous ceux qui Tentourent, esclaves, parasites, maîtresses, s'entendent pour le duper et le voler. Ces traits répandus dans le Gléomaque des Bacchis, dans le Therapontigonus du Charançon et dans plusieurs autres sont réunis et largement développés dans le Pyrgopolinices *, le plus trompé et le plus puni comme le plus vaniteux et le plus impudent de tous.

Personnages de femmes, — Nous avons dit avec quelle réserve les poètes anciens pouvaient produire sur la scène la mère de famille. Il n'était pas permis d'y faire paraître la jeune fille libre {virgo). Nous avons indiqué la nature et le caractère des personnages de femmes habituels à la comédie de Plante ; nous ne pouvons ici entrer dans plus de détails.

Style. — Dans l'éloge de la peinture des personnages de Plante, il est juste de faire la part des originaux grecs, qui très souvent ont servi de modèle au poète latin. Si la comparaison nous était possible, elle nous rendrait peut-être, comme Horace, Quintilien, Aulu-Gelle, plus sévères pour lui et pour ses successeurs. Mais il est un mérite qui ne se transporte pas facilement d'une langue dans une autre, celui du style. Or la langue de Plaute est naturelle, animée, expressive, profondément latine. Un critique célèbre chez les anciens, ^Elius Stilon, disait : « Si les Muses vbu-

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