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2. Voir nos Morceaux traduits, page 575; voir aussi trois autres fragments, pages 572-574.
façaient de plus en plus, on peut excuser cet enthousiasme pour Pharmonie sonore, quoique vide et monotone, de Claudien, pour un certain air de grandeur de nature à séduire. Peu de goût et beaucoup d'enflure, tel est le caractère de ses poésies, qui renferment d'ailleurs un grand nombre d'expressions impropres et de figures incohérentes.
Nemesianus. — La poésie didactique est représentée par Nemesianus, de Carthage, qui fleurit vers 280. Il avait composé un poème sur la chasse, Cynegetica, adressé aux empereurs Carin et Numérien. Nous en avons conservé 325 vers d'une facture assez élégante.
Aviénus. — Près d'un siècle plus tard, vers 370, Festus Aviénus traduisait en vers latins les Phénomènes d'Aratus et donnait des poèmes historiques et géographiques.
Rutilius Namatianus. — Claudius Rutilius NamatianusS originaire de Toulouse ou de Poitiers, maître des offices, puis préfet de Rome en 414, a raconté dans un poème assez intéressant son retour par mer de Rome dans son pays {De reditu suo libri 11); il ne reste du second livre que soixante-huit vers. Cette description gracieuse, relevée par de nombreux épisodes et de piquants détails, mérite d'être lue. Le style en est assez pur. Le poète est plein d'enthousiasme pour la vieille Rome et de haine pour les Juifs et les chrétiens *.
Avianus. — Vers l'aii 400, Avianus composa un recueil de fables, qui plus tard fut très répandu dans
1. M.Teuffel a prouvé que l'orthographe véritable de ce nom est Namatianus et non Numatianus. Eist, de la littérature romaine, t. III, p. 240.