‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 51 sur 433 · L-si^urs fois allusion au Bourreau de soi-même^ il traduit · texte numérisé non relu

L-si^urs fois allusion au Bourreau de soi-même^ il traduit

en vers hexamètres un morceau àeA' Eunuque, on sent

qu'il le préfère à tous les autres poètes du vieux

) temps, parce qu'il est plus moderne de ton et d'esprit.

l C'est aussi Térence que Quintilien juge le moins sévè-

< rement : il ne l'excepte pas de sa condamnation géné-

/ raie de la comédie latine, mais il lui reconnaît beau-

/ coup d'élégance et un charme qui serait plus grand

> encore, si la versification chez lui était plus régulière*.

Ï-- ^olis sommes peu compétent pour apprécier cette

dernière critique, mais sur tous les autres points il nous est facile d'être d'accord avec César, Cicéron et Quintilien. Térence ja purgé la scène d6&-4mîalités

1. Ces deux pièces sont déjà citées dans notre Histoire de la littér. grecque, page 517.

bouffonnes^; il a cherché la comédie dans laj)eir)iture aes caractères,'^ tîans îe ' développemen t des. mœurs. MaÎ5"Tt'"esl plus' moraliste que comi511e L.il n'a pas songé à la nécessité d^égayerle spectateur, il n apâs aélé à dë"TOes*âli^ty?ë^s mOTates-cr-moiîVfement, cet entrain, qui sont nécessaires à. Taction dramatique. Son dialogue est moins vif, moins pétillant d'esprit que celui de Plante, ses récits sont trop longs, il a trop de penchant aux discours Sans doute il devait ce goût à la société aristocratique dans laquelle il a vécu. Le reproche qu'on adresse à Cicéron d'avoir fait des plaidoyers dans ses dialogues peut s'appliquer aussi à Térence.

Bibliographie : Ueyer, Etudes sur le théâtre latin. — Ch. Benoit, Essai historique et littéraire sur la comédie de Ménandre, iSo^, — Guill. Guizot, Ménandre, étude historique et littéraire sur la comédie et la société grecque ^ 1855. — Ditandy, Etudes sur la comédie de Ménandre, 1853. — Patin, Etudes sur la poésie latine, t. Il, p. 224 et suiv.

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