LES COMÉDIES A PERSONNAGES ROMAINS ( 70^.4 7^). LES ATELLÂNES
Nous jugeons inutile de nous arrêter sur les nombreux contemporains de ces trois poètes comiques, Plante, Cœcilius et Térence, les seuls dont les noms soient restés célèbres. Nous n'avons d'ailleurs que de rares et courts fragments de C. Licinius Imbrex, dont , Aulu-Gelle cite quelques vers, et de Dorsennus ou Dossennus. Celui-ci, d'après Horace, semble avoir abusé du rôle facile de parasite, et le poète satirique 'accuse aussi son travail lâche et précipité *.
Un autre poète, Luscius de Lanuvium, n'est connu e par sa rivalité avec Térence. Selon les commentateurs, il est « ce vieux poète malveillant » que Térence désigne sans le nommer dans plusieurs de ses prologues.
j Comédie à personnages romains. — A côté de la Icomédie grecque appelée palliata^ la comédie natio-
I . Epist.f II, I, ▼. 173 et 174 : « Voyez comme Dossennus se complaît danH les rôles de parasites bouffons, avec quel brodequin mal attaché il ose se promener sur la scène. »
ahula togata, eut aussi sa place, mais assez res- . Elle était moins estimée, sans doute parce ne pouvait choisir ses personnages dansles hau - 5ses, et qu'elle dut se borner à décrire les mœurs ires et surtout l'esprit des petites villes muni- ;. La scène était généralement transportée dans lie 7îunL.atium. Lesjg^a^^sanSj, lexiû^^ es de flûte, étàiehries types habituels qui figusur le théâtre. A ce genre sont attachés les ies trois auteurs presque contemporains, ^TjUj^ [ui vivait en même temps que Térence, T.Quinc- :ià, mort en 77, et surtout L/Afrànîu|r''''~" eprochait à Titinius la trivialité de ses personla grossièreté de ses plaisanteries et le caracop antique de son style. Quinctius Atta était timé, et nous voyons par Horace qu'on ne pou- •itiquer ses pièces sans soulever l'indignation eillards de son temps *. Les grammairiens le souvent, ce qui prouve en faveur de son style. B premier des trois était Afranius. Cicéron es- GTi esprit, 'sa sctroc^nfu Tangage 2. Quintilien cas, mais lui reproche l'immoralité de ses pein- Horace rapporte, sans l'admettre, que le parti ciëns faisait de lui l'égal de Ménandre 3. connaît les titres d*une quarantaine de ses coméon en possède des fragments assez nombreux, rop courts pour nous permettre d'apprécier son Les incidents de la vie privée, les discussions e mari et la femme, le fils et le père, les intries esclaves et des parasites en faisaient le fond, îomédia^, -en le Toit, ne étfféraft 'gTrère"TiB la
)ist.,\\, 1,79-80.
\\\o perargutus, ac fabulis etiam, ut scitis, disertus. (Cic,
's oratorihus, XLV.)
Dicitur Afrani toga couvenisse Menandro.
{Epist.Jl, 1, V.58.)
HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE ROMAINE 9i
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itellanes. — Satires. —Nous avons indiqué rapidement, en retraçant les origines de la poésie latine, le caractère de ces farces grossières appelées saturœ et atellanes. Nous avons vu * qu'à l'époque où les comédies régulières de la Grèce [fabulœ] furent introduites à Rome et jouées par des acteurs de profession appelés histrions, les jeunes gens se réservèrent le droit de jouer ces petites pièces, mélanges de paroles, de chants et de danses qui prirent alors le nom d'exode (exodium\ c'est-à-dire sortie y petite pièce qui termine la représentation ^. Aussi, tandis que les histrions ne pouvaient avoir le titre de citoyen, les acteurs de satires et d'atellanes ne furent jamais exclus ni de leur tribu ni du service militaire ^ La^satire et l'alellane ne tardèrent^^as^ à se^ confondre pour les^^ujets et pour IffX^n. Jnyjirà r^pogiift de Sylla, c'étaient presque des improvisations : le plan était arrêté d'avance; les jpersonnages, types de convention, ne vaTîIîent pas, mais étaient toujours placés dans de fronvulles situalirnïTlîôtrlftnmè'sV suivant rinspîrâlion soudaine des acteurs. Ces types se sont'cdfîisërvés en partie dans la comédie populaire de l'Italie moderne, comedia deW arte. Tel est le Maccics^ qui, par sa grosse tête et ses deux bosSl'!>, tomuiu pUÏTà gourmandise et sa poltronnerie, est Fancêtre du Pulcinello napolitain. Des peintures d'HercînkmïrîrTroTri^ eh' ont conservé les traits. Le Bucco, ainsi nommé à cause de ses joues gonflées, était le type du parasite vorace, flatteur, impertinent avec les dehors de la niaiserie.