Tite-Live, Vll,ch. ii
Le Pappm est rancêtre dja&,JgaiUâ^o^^ ^t des Cassandi«, t'B^l un 'VlëîTIar3*ridicule, avare^ berné par toûs"^ ceux qui Tentourent, ambitieux aussi et candidat malheureux dans les élections. Le Dorsennus ou Dossennusy ainsi nommé à cause de la proéminence de son dos, est un charlatan qui prédit l'avenir , dupe les paysans et leur donne des consultations de droit et de médecine : c'est le Docteur de Bologne et le Patbelin français. Citons encore le Manducus^ espèce d'ogre à la bouche énorme, garnie de grosses dents, dont la voracité était l'épouvante des enfants. l^^.Smnig^j^Qc^ son habit bariolé et sa grosse tète raséeestsansjloute le Zunni uu Ark^uîn de ritaliè.
Au temps de Sylla, vers 100 av. J.-C, l'atellane perdit ce caractère de farce improvisée : le cadre en devint plus large, la forme plus régulière ; à ces» personnages convenus s'ajoutèrent d'autres personnages plus réels. Les atellanes furent de véritables compositions littéraires. Cette transformation est due à deux poètes, L, Pomponius et Novius.
] L. Pomponius. — Pomponius, qu'on croit né à Bologne, et qui florissait vers 90 av. J.-C, est très sou-
I vent cité par les grammairiens. Les titres de quelques-unes de ses atellanes font juger du caractère de ces pièces : \di Joueuse de lyre, les Peintres, le Boulanger, le Marchand d'esclaves, les Foulons, les Pêcheurs^ le Médecin, le Candidat, le Maccus soldat, le Maccus garde des scellés, etc.
Novius. — Novius était sans doute contemporain de Pomponius. Il ne reste aussi de lui que les titres assez nombreux de ses atellanes. Le Pappus y figure souvent ; on le voit dans toutes les conditions de sa vie, et aussi malheureux comme candidat aux honneurs publics que comme mari, comme père et comme
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maître. Le titre « Papptis prœteritushi ne laisse point / de doute à cet égard.
( Quoique, chez Pomponius et Novius, Tatellane ait ) gardé la gaieté grossière et quelquefois obscène de / ses origines, les jugements des anciens nous ap- : prennent qu'on y trouvait des traits délicats et une llnesse d'observation et de style qui lui firent trouver \ grâce auprès de la société éclairée du temps. Sylla aimait ce genre de pièces et contribua à leur succès. On a môme soupçonné qu'il en avait composé. A partutilfi cp temps>1a r.oméfiipi de T^rence et môme celle de Plante sont délaissées ; tout^Jâ-feYêlir-.^§tj3Lôur leS- -ateHanes et îJrent^^jgniJLdlautres pièces licencieuses cil le g*éâie avait autant de pîace "que ^a parole. Ce* sont Igsmime^ que nous rencontrerons à Tépoque de César. Le nombre toujours croissant des spectateurs, rétendue des théâtres, expliquent en partie ce rôle important de la mimique, d'accord d'ailleurs avec les goûts de la populace. Sous l'empire, par une décadence nouvelle de l'art théâtral, la pantomime aura le privilège de charmer les loisirs de Rome et de la province.
Bibliographie : Patin, Etu.les sur la poésie latine^ t. II, p. 302 et suiv.