‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 56 sur 433 · Voir De oratore^ I, 16 ; II · texte numérisé non relu

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même dans ses écrits *. Mais elle s*est écoulée au milieu d'événements très favorables à la satire. Rome 'avait écrasé Garthage, elle était maîtresse de la Grèce, de l'Asie et de l'Espagne ; à ces guerres extérieures qui lui avaient assuré l'empire du monde allaient succéder les déchirements et les luttes qui commencent avec les Gracques pour se continuer avec Marins et Sylla. L'Orient vaincu se vengeait en donnant aux vainqueurs le goût du luxe et des plaisirs. Ces riches provinces étaient livrées à la tyrannie sanguinaire et à Tavidité des magistrats romains. A Rome, des tré- /sors mal acquis étaient encore plus honteusement ' dissipés. Quelques familles possédaient toutes les terres de l'Italie et étalaient leur opulence. La plèbe i ancienne avait « laissé ses os sur tous les champs de V bataille d'Italie * », tandis que la plèbe nouvelle, ) composée d'affranchis, sans foyers, sans patrimoine, ^ sans patriotisme, allait vendre ses suffrages et bientôt ) ses bras à tous les ambitieux qui voudraient s'en ser^ Vir. Caton l'Ancien avait vu déjà et dénoncé une partie de ces maux. Tibérius et G. Gracchus avaient voulu par leurs réformes en arrêter le progrès. Avant eux Lœlius avait tenté l'œuvre des fameux tribuns, mais h difficulté de l'entreprise l'avait arrêté et cette pru- ' dence lui avait valu le surnom de sage {Sapiens}, Sdius

doute LjQiâlÛfê^

de 8Q3utmy^*sans doute aussi, quand son indignation / attaqua non seulement les vices en général, mais les plus considérables parmi les vicieux, il était soutenu par les applaudissements de Lselius et de Scipion.

i. lUe yelut fidis arcana sodalibus olim

Credebat libris, neque si maie gesserat olim

Decurrens alio, neque si bcne.

(Horace, Sat.y II, i, v. 30.)

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