‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 57 sur 433 · Michelet, Histoire romaine · texte numérisé non relu

Michelet, Histoire romaine

Caractère de la satire de Lucilius. — Ces illustres amitiés et celles d'autres personnages comïne Spurius Mummius, frère du vainqueur de Gorinthe, comme l'austère jurisconsulte Rutilius Rufus , expliquent , avec la naissance et le rang de LtfciliuSy''nnlptinîTê" de aes attaquas. AtrTappèrldes anciens, elles étaient dtm^' viuleiicé" terrible. « Il arrachait, dit Horace, le masque d'honnête homme sous lequel des vices honteux bravaient les regards »; il déchirait Métellus, il accablait Lupus de ses vers infamants ; il s'attaquait aux premiers du peuple, au peuple lui-même en masse *. Perse nous le montre ^ « déchirant à belles dents la ville : A toi, Lupus ! à toi, Mutins ! à les mordre il a brisé ses molaires ^ ». Juvénal n'est pas moins expressif : « Sitôt que, la lèvre frémissante, l'ardent Lucilius a fait briller son vers comme une lame d'épée, le coupable rougit, son cœur a senti le froid du crime, la sueur glacée du remords*.» ^ies victimes de Lucilius ripostèrent quelquefois ; ogus savoïfg',^ar Fauteur de la Rhétorique à kérennim Squ^il f uTatta: que sur la scène. 11 semble que le poète aurait dû être indulgent'pour des railleries qui étaient dans ses habitudes. Mais non moins sévèrQ..que les Métellus pour le maltrS'ureux Naevius , il cita son adversaire devant le préteur. Celui-ci, nommé-GceHtWî-jttgGfa sans doute que tous ^devaient avoir contrêT^ucilius les droits que ce dernier s'arrogeait contre les autres, et

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