‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 58 sur 433 · II · texte numérisé non relu

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il acquitta raccusé.^Xfjicilius se vengea, dit-on, en. aççah hlant le prêteur ae ses invectives^ |l faut dire que les^ attaques personnelles ont bîen'plus de gravité sur un théâtre que dans un livre. Chez les anciens surtout, la publicité des écrits était fort restreinte ; les satires de Lucilius ne devaient guère être connues en dehors du cercle de ses amis et par des lectures qu'il avait pu en faire à un public choisi. Nous savons par Suétone * que deux critiques latins, Archélaiis et Philocomus, furent chargés d'éditer avec une revision attentive les œuvres du satirique.

A quelle classe d'hommes s'adressait surtout la satire de Lucilius ? Quels sont les ridicules et les vices qu'elle attaquait ? D'après quelle règle morale a-t-il jugé les hommes? Malgré le petit nombre etla brièveté des fragments qui nous sont parvenus de ses œuvres, il est encore possible de le reconnaître.

/ ^xSatîre littéraire. — D'abord, comme les poètes de Na comédie ancienne d'Athènes, Lucilius ne se borne /point à poursuivre les vicieux et les méchants ; il cri- 2tique aussi les auteurs. Au rapport des anciens, sa 3®, sa 9® et sa 10® satire étaient particulièrement littéraires. Déjà, en étudiant l'épopée, la tragédie et la comédie, nous avons vu que Lucilius ne ménageait pas les poètes qui l'avaient précédé de bien peu ou qui étaient ses contemporains. Il sç jnpquait des vers d'Ennius qui manquaient de force ^ ; il trouvâltle vers de Pacuvîùs tourmenté et bizarre^ ^ ; il corrigeait Accni5^-irtf<5piafghïïîr ni^ même Té-

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