‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 59 sur 433 · Nil comis tragici mutât Lucilius Acci · texte numérisé non relu

Nil comis tragici mutât Lucilius Acci

renceS dont le rapprochait cependant l'amitié commune de Scipion et de Laelius. Que reprochait-il à Télégant traducteur de Ménandre? Aucun témoignage, aucun fragment ne permet de s'en rendre compte.

On connaît mieux.la nature des critiques qu'il adressait au plus grand orateur de son temps, à Licinius Grassus, dont Gicéron admire Télégance et la savante harmonie. Lucilius, en homme facile pour lui-même et habitué 'à composer vite, reproche à Grassus cette science même du langage, 'Tleî'''aTr"qui consiste à éVîtèfTê" concours rude et Heurté des mots, à chercher d^s-«cms ciouîânts, flatteurs pour Toreille. Il mettait en scène -MucîusScœvola, jurisconsulte célèbre, beaupère de Grassus et son collègue dans toutes les magistratures curules, et lui faisait dire : « J'ai pour gendre Grassus ; n'espère pas être un plus grand rhéteur. » G'est à un autre orateur du temps, T. Albucius, savant même pour les Grecs, dit Gicéron , ou plutôt presque Grec ^, que Mucius Scsevola s'adressait ; et il avait commencé par censurer Albucius lui-même : « Quel art dans l'enchâssement de tes mots ! Ge sont les pièces d'une marqueterie, les pierres d'une mosaïque ! » G'est par Gicéron que cette petite scène nous est connue ; dans ses dialogues Sur rorateur^ il la fait raconter par Grassus lui-même, qui est un de ses principaux interlocuteurs ^.

Nous connaissons encore par Gicéron une autre

1. A. Grelle, xviii : c Neque magno intenrallo postea Q. Enaius et juxta Caecilius et Terentius, ac subinde Pacuvius, et Pacuvio jam sene Attius, clariorque tum in poemati%eorum obtrectandis Lucilias fuit.

2. De Claris orat., xxxi : Doctus etiam Graecis T. Albucius, vei potius pêne Graecus.

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