Odes, IV, lo, V. 2j ol suiv
est d'ordinaire une source abondante de poésie. Il n'en est pas ainsi chez les Romains, où le culte n'a d'autre inspiration que ^l'intérêt, où la crainte des dieux, la nécessité de les gagner constituent toute la morale religieuse, où les offrandes et les sacrifices ne sont qu'un moyen de se mettre en règle avec ces puissances supérieures et de se garantir contre leur colère. Aussi, tandis que la Grèce avait eu son Hésiode, son Homère, les chœurs de ses poètes tragiques, Rome ne peut citer que les chants grossiers des frères Arvales et des prêtres Saliens.
On appelait frères Arvales douze prêtres ouJlaminesde Gérés, qui, à la^ jj^ne^^l]|^iaj^Jiiai^.céléhraient la fêtr (te k àéesse^A|Vjise profifiSfiiQii daojs le3 c.ampaj[nes2tFh â rëfrouvé un fragment du chant très grossier qu'ils répétaient chaque année. Voici la traduction du début : « Lares, secourez-nous ! Mars, Mars, ne laisse pas la peste et la ruine tomber sur le peuple ! Sois rassasié, farouche Mars. »
Qlaprès Tite-Live les frères Saliens étajent aussi au nombre de douze. Tls étaient consacrés à Mars, et^ à uTië"certâine époque, iïs promenaient dans la ville, en chantant et en dansant*^ des boucliers sacrés appelés ancîRà.^ Il ne reste de ce chant que deux ou trois vers Fnîntelligibles. Horace témoigne que de son temps déjà on ne les comprenait plu3t^.
A part ces chants, rien chez les Romains, jusqu'à répoque grecque, n'a été inspiré par la religion, à moins qu'on n'y rattache quelques formules magiques des devins et des sorciers, dont le poète Ennius fait mention ^.