‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 7 sur 433 · Versibu' quos olim Fauni vatesque canebant · texte numérisé non relu

Versibu' quos olim Fauni vatesque canebant

« Que les Faunes- et les devins chantaient autrefois en vers

ii HISTOIRE DB LA LITTÉRATURE ROMAINE

yf Vers saturnien. — Levers employé dans toutes ces / poésies grossières était le vers saturnien^ forme rythmi- [ que dont Horace parle avec beaucoup de mépris, et \ qui, dans sa grande liberté, était cependant soumise \ à certaines règles retrouvées récemment dans un

\ savant travail *.

Chants fescennins. — Saturœ.— C'est aussi le rythme du vers saturnien qui servait dans certaines fêtes rustiques, la fête des moissons, la fête des vendanges, que mentionnent Horace et Virgile *. Dans le programme de ces fêtes figuraient des chants grossiers, sortes de dialogues pleins de brocarts que les assistants, couverts de masques, se lançaient mutuellement en invoquant Bacchus. Ces improvisations bouffonnes, qui rappellent les origines de la comédie athénienne, aboutirent aussi à la création d'une sorte de théâtre y populaire, et donnèrent naissance aux petites pièces j nommées chants fescennins et satires [saturaé). Le pre- X mier de ces noms est sans doute emprunté à la ville ' de Fescennium en Etrurie; c'est là que se serait déve- ., loppée d'abord cette sorte de comédie qui se répandit : ensuite dans le Latium et qui plus tard, vu la licence qui la caractérisait, ne fut plus admise que dans les %noces.

11 y avait peu de différence entre les chants fescennins et les saturœ, dont le nom explique assez bien la nature. On âpperiiit primitivement lanx satura un plat rempli de fruits de toute sorte, qu'on offrait aux dieux comme prémices de la récolte. Puis ce nom désigna aussi un mélange de viandes. Ensuite il prit un sens figuré et servit à caractériser cette accumulalion confuse de quolibets qui fut le commencement

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