Peccare impuDe rati suDt
Posse, et nobilitate facul propellere iniquos {faculj vie
fat 3. Cité par Cicéron, De finihuêy ii, 8.
anciens le ,type vivant du crime. L*jun est L» Corné- ^^ lius Lentulus Lugus, personnage considérable qui fut ^) consul et censeur; l'autre Lucius Tubulus, qui était î-" arrivé à la préture. Le premiël' élftll fort "décrié, il fut V ^ condamné pour concussions *. Toute la première satire de Lucilius semble n'avoir été qu*une scène comique dans laquelle le poète représentait les dieux réunis en conseil et délibérant sur le supplice du misérable Lupus *. Jupiter prenait le premier la parole. 11 regrettait d'abord de n'avoir pas assisté à un conseil précédent : «Je voudrais, oui, je voudrais, habitants du ciel, avoir assisté au conseil que vous avez tenu déjà. » Puis il se plaignait d'entendre les hommes leur donner à tous également le nom de père : « Il n'est aucun de nous qui ne s'entende invoquer sous ce titre : ô père, ô le meilleur des dieux ; on dit: Neptune, notre père; Bacchus, Saturne, notre père; Mars, Janus, Quirinus, notre père ; tous portent le même nom. » Sans doute il se plaignait ensuite de l'impiété des hommes : « Si Lucius Tubulus, si Lupus, si Carbon, fils de Neptune, croyaient qu'il y a des dieux, auraient-ils été si impies et si parjures? » Après cette harangue de Jupiter, Neptune prenait la parole, s'embrouillait dans son discours et s'excusait en disant que Carnéade lui-môme, si on le rappelait des enfers, ne se tirerait pas d'une telle difficulté. Nous savons par Aulu-Gelle ^ qu'on appelait fils de Neptune les hommes « cruels et féro-
1. Suivant un commentateur ancien d'Horace, il s'agirait de Rutilius Lupus, consul avec L. Julius César, en 90. Il était fameux par ses parjures et ses débauches; au moment de combattre les Marses, il tourna en dérision les . rites religieux. Son armée fut détruite et il périt dans le combat. Mais, k celte époque, Lucilius était mort.
2. Servius, dans son commentaire sur le X^ Uvre de l'Enéide: tTotus hic locus de primo Lucilii translatus est* ubi inducuntur dii habere concilium, et agere primo de inleritu Lupi cujusdam rei,-postea sententiasdicere. »