‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 64 sur 433 · Furem magnum ex Sicilia · texte numérisé non relu

Furem magnum ex Sicilia

liO HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE ROMAINE

chus et par le massacre de ses partisans. Mais cette lâche palinodie ne désarma pas le parti vainqueur : à l'issue de son consulat, il fut accusé par L. Grassus, alors tout jeune, et s'empoisonna pour échapper à la condamnation.

Qpimius. — Ce même Opimî^v'tovoyé plus tard en Afri^tï^r^^^me chef d'une anibassade qui devait parta^r l'ancien royaume de Micipsa entre son fils Adherbal et Jugurtha, se laissa corrompre par l'or de celui-ci * ; il fut accusé et condamné, et alla vieillir dans l'exil. Lucilius n'avait pas épargné les mœurs du père, qui était lui aussi consulaire et triomphateur ; il infligea au fils le surnom sanglant de Jugurthin (Jugurthinus) ^. Mais combien d'autres ont dû être atteints par le fouet du satirique, s'il a nommé tous les malhonnêtes gens de cette Rome dont Jugurtha disait en la quittant : « Ville à vendre si elle trouve un acheteur 1 » Combien, comme L. Cotta, méritaient qu'on leur reprochât leur honteuse avarice^ I Combien, comme (Esernûrus, pouvaient être flétris pour leurs sales débauQ«s! Combien, comme Pubhus Pavusïuditanus, qi^teur quand Lucilius servit en Espagne, pouvaient se voir infliger l'épithète de « vaurien qui fuit le jour » [lucifugus nebulo) (satire XIV), ou, comme Trebellius, subir ce torrent d'injures : «fièvre, moisissure, vomissement, pourriture 1 * »

Ces exemples recueillis dans les fragments de Luci-

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