Wagener, M. Porcii Catonis fragmenta^ Corn. Népo
changé de méthode dans les quatre derniers livres ;• car plusieurs fragments du quatrième se rapportent à* / la région, aux moeurs^ au gouvernement, aux institu-**' / tions militaires de Carthage. Dans le cinquième,* i l'écrivain, en racontant ses propres expéditions enlJ Espagne, décrivait la partie de ce pays située en deçàj] de THèbre, ses- mines, son climat, t II y a, disait-il, : dans ce pays, de belles minçs de fer et d'argent ; unei grande montagne de sel pur : autant vous en prenez/ autant il s'en reproduit *. »
11 ne reste qu'un fragment du livre VI ; mais dans! le livre VII, qui comprenait la guerre contre les Gelti- ' bériens, se trouvait une description del'Hèbre, « quiî| sort des montagnes des Cantabres, fleuve grand et beau et poissonneux ^ ». Ainsi Gaton avait eu le grand ^ mérite de joindre au récit des faits l'histoire même ' des peuples, en remontant aux âges les plus anciens, et de ne négliger ni la géographie, ni les produits et les richesses des pays, ni les mœurs et les institutions des habitants. Il avait décrit la Gaule cisalpine comme l'Espagne. C'est lui qui, en peignant les mœurs des Gaulois, avait exprimé ce jugement si souvent reproduit sans qu'on en rappelle l'auteur : « Les deux choses que la Gaule, en général, recherche avec le plus d'ardeur, c'est la science de la guerre et l'art de la parole ^ » Le troisième livre passait en revue les villes, les fleuves, les produits, l'histoire ancienne de l'Italie inférieure.
On a peine à s'expliquer comment Gaton, ainsi que le témoignent Gornélius et Pline l'Ancien, a pu exclure de ses récits les noms propres. Nous avons vu déjà qu'il y avait inséré plusieurs de ses discours, entre