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IRE r»E LA LITTERATURE ROMAINE

souplesse de l'orateur, grave et plaisant sachant mêler la sévérité et Télévation l'ironie la plus mordante, serré et presdiscussion, plus contenu dans l'action icchus, et ne s'agitant pas comme lui à lis plein d'une émotion vive et commuarole, pénible et embarrassée au début, ntôt, quand l'orateur avait pris posses- ^me, une précision et une netteté accoment de l'éclat des plus riches images.

une scène piquante, heureusement lait à ses plaidoyers le caractère d'une lédie. De ce genre est celle que Cicéron par un des interlocuteurs des dialogues

lidait pour un citoyen considérable, Cn. re un homme du nom et de la famille iccusateur de métier, redouté pour la îs invectives, décrié pour ses mœurs et is. Crassus, nous l'avons dit, avait varié îipes politiques. Brutus imagina de proîteurs, et de faire lire à l'un le discours de Narbonne., tout animé de l'esprit populutre un discours du même orateur en loi Servilia, qui proposait de rendre au ments transférés aux chevaliers par Gaïus is il fit ressortir malignement les opinions 5S qui se trouvaient dans ces deux diss se vengea d'une façon très plaisante, 'utus avait composé trois livres sur le assus prit à son tour trois lecteurs et L la lecture de ces trois livres.

nier se trouvait ce passage : « Un jour que

nous étions dans ma maison de Privernum...» Brutus, s'écria Crassus, ton père dépose qu'il t'avait laissé un domaine à Privernum. Dans le second : « Nous nous trouvions dans ma maison d'Albe, mon fils Marcus et moi. i Assurément cet homme , sage entre tous les Romains , connaissait bien ce gouffre ; il craignait, quand son fils n'aurait plus rien, d'être accusé de ne lui avoir rien, laissé. Dans le troisième on lisait : c Dans ma maison de Tibur, nous nous assîmes un jour, mon fils Marcus et moi. • Où sont, s* écria Crassus, oix sont ces terres que ton père t'a laissées, comme il l'a consigné lui-même dans des écrits publics ?

Mais à côté de ces traits mordants, Crassus trouva aussi dans le même discours des mouvements pathétiques pour accabler son adversaire. Pendant qu'il parlait, on vit passer dans le forum le convoi de Junia, femme du sang des Brutus. L'audience fut un instant suspendue. Crassus saisit cette occasion imprévue et il lança contre Brutus une admirable apostrophe, que nous connaissons encore par Cicéron. On la trouvera , ainsi que toute la scène précédente, dans nos Morceaux traduits des auteurs latins ^

Sans doute Gicéron n'a pas reproduit textuellement les paroles de Crassus ; mais il a dû conserver le mouvement oratoire du passage et nous avons le droit d'y voir une image peut-être un peu embellie du talent de cet orateur. Cicéron était âgé de quinze ans quand mourut Crassus; il avait pour lui une prédilection qui s'explique par les nombreux rapports de son éloquence avec celle de son prédécesseur.

Marcus Antonius. — M. Antonius, que Cicéron ne place qu'au second rang, était né en 143 av. J.-C. Tl

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