‹ Histoire de la littérature romaineChapitre 87 sur 433 · De Claris orat.f eh. xxxviii · texte numérisé non relu

De Claris orat.f eh. xxxviii

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dantes dont il les remplissait. Nous le connaissons surtout par l'anecdote du crieur Vulteius Mena qu'Horace a racontée avec tant d'esprit *.

Sulpicius. — Dans le même parti se signale un jeune orateur, P. Sulpicius Rufus, qui avait commencé par soutenir Sylla, qui se tourna ensuite du côté de Marius et dépassa par sa violence tous les autres tribuns. Il avait à ses ordres une véritable armée et ne se montrait qu'entouré d'une garde nombreuse, qu'il appelait son anti-sénat. C'est lui qui ût enlever à Sylla le commandement de l'armée prête à aller combattre Mithridate. Quand Sylla marcha contre Rome, il s'enfuit, fut livré par un esclave, et sa tète fut plantée sur les rostres. Cicéron parle avec admiration de son éloquence véhémente et presque tragique.

Colta. — Citons encore un contemporain et un émule de Sulpicius, C. Aurélius Cotta, dont la parole sobre, pure, délicate, contrastait avec la fougue et la violence de Sulpicius. Ces deux jeunes orateurs figurent à côté de Crassus et d'Antoine dans les dialogues sur l'orateur, et Cicéron déclare qu'il tient de Cotta la substance des conversations qui composent cet ouvrage ^. En effet, plus heureux qu'Antoine, que Sulpicius et qu'un autre interlocuteur des dialogues de Cicéron, C. Julius César Strabon, Cotta échappa aux fureurs des guerres civiles; il fut consul et mourut quelques jours après avoir obtenu le triomphe, en 75 av. J.-C.

lEortensius. — Ce n'est pas sans hésitation que nous plaçons à la fin de cette période un autre ora-

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