Valer, Max, VIII, m
co
té te qi th so lit
pe av loi
rh
fil!
an co
IIK
qu no
UISTOIRE DE LA LITTÉRATURE ROMAI
Sempronius Asellion. — Comme Cœlius nius Asellion, qui fut tribun militaire è sous les ordres de Scipion Emilien, se ren rhistoire contemporaine ; il raconta la gu mance. D'après les témoignages des anci ques fragments de ses récits, on peut juge buait une grande importance à l'histoire i voulait, comme son contemporain Polybe, rien ne négligeât pas les causes des guerre tion donnée aux opérations par le sénat, 1 cette assemblée et de rassemblée populaire et les lois portées * .
Claudius Quadrigarius. — Un autre hi:
célèbre, et qui semble mériter le premier les prédécesseurs de Salluste, Q. Claudiu rius, avait cherché aussi dans ses histoires vre d'écrivain. Son récit commençait à Rome par les Gaulois, et il est vraisembh ne s'arrêtait pas avant la mort de Sylla. ( effet, était contemporain du dictateur, et il surnom de Quadrigarius à la victoire qu'i dans une course de chars, à l'époque où queur du parti de Marins, donna des jeux Les fragments conservés de Claudius mo son style une certaine ampleur ; la simp quefois naïve du récit n'exclut pas cependa d'élégance. Tel est le caractère d'un réci Live a reproduit en le revêtant, des plus leurs, le combat de Manlius Torquatus cor lois. Aulu-Gelle nous a conservé ce m rieux :
Cependant, un Gaulois tout nu, n'ayant, ou
!. Aulu-Gelle, V, 18; citation d'Asellion.
clier, que deux glaives, paré de bracelets et d'un collier, s'avance. Par sa force, sa haute taille, sa jeunesse et son courage, il surpassait tous les autres. Au plus fort de la mêlée, quand les deux partis combattaient avec le plus d'acharnement, il fit signe de la main que des deux côtés on suspendît le combat. On s'arrête. Aussitôt, quand le silence est établi, il s'écrie à haute voix que, si quelqu'un veut se mesurer avec lui, il ait à paraître. Personne n'osait, à cause de la taille du Gaulois et de la férocité de son visage ; alors le Gaulois se moquait des Romains et leur tirait la langue. Mais T. Manlius, d'une illustre famille, fut saisi de douleur en voyant la honte qui allait souiller son pays, si, dans une si grande armée, personne ne se présentait. Celui-là donc, comme je le dis, s'avança et ne souffrit pas que la vertu romaine devînt honteusement la proie d'un Gaulois. Avec un bouclier de fantassin et une épée espagnole, il se plaça eu face du Gaulois. Le combat eut lieu sur le pont même, sous les regards des deux armées, au milieu d'une grande émotion. Ils étaient donc, comme je l'ai dit, en présence : le Gaulois, selon sa manière de combattre^ présente son bouclier et s'avance en chantant. Manlius, comptant plus sur son courage que sur son adresse, choque de son bouclier le bouclier du Gaulois et l'ébranlé fortement. Tandis que le Gaulois cherche à reprendre sa position, Manlius frappe encore de son bouclier le bouclier de son adversaire, et de nouveau lui fait perdre l'équilibre. Alors, prévenant le coup du Gaulois, il se glisse sous son glaive, et de sa courte épée espagnole le frappe à la poitrine; puis, sans s'arrêter, il atteint du même coup son flanc droit, et ne se retire qu'après l'avoir renversé. Dès que le Gaulois fut à terre, il lui coupa la tête, arracha son collier et se le passa tout sanglant autour du cou. C'est ce qui valut, à lui et à sa postérité, le surnom de Torquatus i.
Le récit de Tite-Live^ est plus développé, plus bril-
1 . Traduction de M. Berger avec quelques modifications. (Hist. de l'éloq. latine, t. II, p. 232. )