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même parti politique, reproche à Sisenna de manquer d'indépendance à Tégard de Sylla. Il reconnaît d'ailleurs son exactitude habituelle ^ Le petit nombre de fragments qui restent de.lui montrent, dans son style, de raffectation et une recherche peu heureuse des néologismes et des archaïsmes. Sisenna avait été un des défenseurs de Verres, ce qui n'empêche pas Cicéron de rendre justice à ses écrits.
Otacilius Pilitus. — Citons encore un affranchi, L.Otacilius Pilitus, qui le premier, malgré sa naissance, osa s'exercer dans l'histoire, jusque-là domaine exclusif des citoyens. Au rapport de l'écrivain Suétone, il avait été d'abord esclave et même portier à la chaîne. Affranchi à cause de son talent, il aida son patron dans ses accusations, ensuite il enseigna la rhétorique et fut le maître de Pompée, dont il écrivit l'histoire ainsi que celle de son père. On n'a rien conservé de ses écrits.
Mémoires. — JEmilius Scaurus. — A la même époque commence chez les Romains 4ine forme nouvelle de l'histoire, les commentaires ou mémoires et les biographies. Déjà, on peut le croire, les ouvrages historiques d'un Gaton, d'un Sempronius, qui racontaient les événements contemporains et y avaient souvent joué un rôle, devaient se rapprocher des mémoires *. Mais celui qu'on cite comme ayant introduit à Rome ce genre particulier, dont le goût se répandit bientôt, est le célèbre M. ^milius Scaurus, consul, censeur, prince du sénat, plusieurs fois vainqueur des ennemis de Rome. Quoi qu'il faille penser du caractère de ce personnage, que Cicéron respecte et que Salluste ac-