JE^rttltff, paragraphe
dait de lui ce témoignage. Quintilien répète la même chose, et avec des termes empruntés à Cicéron. li cite quelques courts passages des discours de Célius. Il y en a un qui est fort remarquable, et qui prouve que cet orateur savait tracer, au besoin, des tableaux saisissants et énergiques : c'est la description d'une orgie de Caïus Antonius, celui qui avait été le collègue de Cicéron, et qui fut accusé plus tard, par Célius, de complicité dans le crime de Catilina. Cicéron, en écrivant sa seconde Philippique contre Tautre Antoine, semble s'être souvenu des pages admirables écrites autrefois par son jeune émule. L'auteur du Dialogue des Orateurs convient qu'il y a, dans les discours de Célius, des parties qui méritent de plaire. Une telle concession, faite par l'impitoyable ennemi de la vieille éloquence latine, est la preuve la plus manifeste des qualités que Célius avait dé« ployées dans ces œuvres, dont il ne reste pas même tous les titres.
cicéron (Quintas TulUiui ).
Nous n'avons pas les lettres que Quintus Cicéron répondait à celles de son frère, sauf quelques billets insignifiants. Mais il y a, dans les écrits mêmes de Cicéron, un opuscule qui est de Quintus. C'est une sorte de mémoire, qu'il adressa à Marcus, quand celui-ci se mit sur les rangs pour briguer la magistrature suprême , et qui est intitulé de la Demande du Consulat. Il détaille au candidat tous les moyens qu'il lui faudra mettre en œuvre pour réussir. 11 en indique qui n'ont rien que d'avouable; il en indique d'autres aussi qui ne sont pas d'une extrême délicatesse : ainsi il conseille à son frère de promettre toujours , même quand il aurait la conviction de ne pouvoir tenir. Heureusement Cicéron n'eut pas besoin de mettre en pratique les maximes un peu trop commodes que préconisait son officieux conseiller. L'écrit :de Quintus n'est peut-être pas le manuel de l'intrigant; il ne s'en faut de guère. Il prouve, en tout cas, que Tauteur songeait beaucoup plus au succès présent qu'au bien et à l'honnête. Il prouve aussi que le frère de Cicéron était homme d'esprit et écrivain habile. La finesse et l'élégance