res d hx^ivn^ livre XI, lettre xxviii
286 CHAPITRE XTII.
Nigidius mourut avant le meurtre de César, et ne revit pas son pays.
Opplus (Calu0).
Oppius (ut, avec Matins, le plus vrai et le plus dévoué des amis de César. C'était un hommç fort lettré , et même un écrivain de mérite. Quelques-uns lui attribuent ce complément des Commentaires de César, que d'autres donnent comme l'ouvrage d'Hirtius. Ce qui est certain, c'est qu'Oppius avait écrit des Vies de César, de Pompée , de Crassus, de Marins, etc. Oppius et Balbus furent chargés des négociations diplomatiques de César, au moment de la fuite de Pompée et des préparatifs du départ de Cicéron. Il reste plusieurs des lettres qu'ils adressèrent en commun à Cicéron, et des lettres de Cicéron et de César à Oppius et Balbus ; mais cette correspondance n'a qu'un intérêt historique, et ne nous apprend rien sur le talent littéraire d'Oppius.
Pollion (Calas Aslnlus).
César avait donné à Pollion le gouvernement de l'Espagne ultérieure. Pollion y était après la mort de César; et c'est de là qu'il adresse à Cicéron des protestations de son dévouement aux intérêts de la république. Mais bientôt il se livra, lui et son armée , à Antoine. Après la bataille d'Actium , il se dévoua tout entier à Auguste , et il fut en grande faveur pendant de longues années. Il mourut à soixante-dix-huit ans. A soixante-cinq ans, en l'an 10 avant notre ère, nous le voyons encore revêtu de la dignité de consul, c'est-à-dire de premier ministre de l'empereur. Pollion avait laissé une Histoire des Guerres civiles en vingt-sept livres , un écrit contre l'historien Salluste, des tragédies, des discours et des lettres. Il ne reste de tout cela que les trois lettres adressées à Cicéron. Ce sont plutôt des pièces officielles que des lettres proprement dites : on ne peut pas juger du style de Pollion d'après ces banahtés diplomatiques.
Pollion passait pour un connaisseur fort habile, en fait d'ouvrages d'esprit. C'est lui qui faisait remarquer, dans la