‹ Histoire De La Litterature RomaineChapitre 68 sur 124 · Ce Dolabella était (6 mari de TuUie, fille de Cicéron · texte numérisé non relu

Ce Dolabella était (6 mari de TuUie, fille de Cicéron

plète le premier ouvrage, est probablement d'Hirtius, comme nous l'avons dit ailleurs. Les écrits sur la guerre d'Alexan* drie, sur celle d'Afrique, sur celle d'Espagne, sont attribués par les uns à Hirtius encore , par d'autres à Caïus Oppius, par d'autres enfin à des auteurs divers : le dernier, selon eux, ne serait pas même d'un contemporain, et on y reconnaîtrait les signes d'une main plus récente. La seule chose qui soit certaine , c'est que ces écrits ne sont point authen* tiques, non plus que le complément du récit de la guerre des Gaules ; qu'ils ne méritent pas de porter le nom de César ; qu'on ne doit chercher César historien que dans les sept livres et dans les trois livres incontestés.

Les Commentaires n'étaient réellement , dans la pensée de César, que ce qu'annonce leur titre, c'est-à-dire de sim» pies souvenirs, consignés par écrit au jour le jour, rédigés à la hâte et sans prétention, au fur et à mesure des événements ; c'est-à-dire, en un mot, des documents à l'usage de ceux qui feraient plus tard l'histoire de ses campagnes. Mais un homme comme César ne saurait toucher à rien sans y laisser la marque de son génie. Cette œuvre enfantée avec si peu d'efforts est une des plus admirables qu'il y ait dans aucune littérature: c'est de l'histoire parfaite en son genre ; c'est tout ce que la langue latine a peut-être de plus pur et de plus exquis. Quand César publia les Commentaires^ il n'y eut qu'une voix pour saluer en lui le premier des historiens romains. Je me trompe : ceux qui aimaient la rhétorique et les grandes phrases regrettaient qu'il n'eût pas pris soin de mieux écrire. Cicéron n'était pas de leur avis, et pour cause : «Les Commentaires, dit-il, sont un ouvrage excellent. Le style en est simple, net, plein de grâces, dépouillé de toute pompe de langage -.c'est une beauté sans parure. En voulant préparer des matériaux où puiseraient les historiens futurs , César a fait peut-être plaisir à des gens sans goût , qui seront tentés de parer ces récits d'ornements frivoles ; du moins, quant aux gens sensés, il leur a ôté l'envie d'écrire. En effet, il n'y a rien , dans l'histoire , qui ait plus de charme qu'une brièveté correcte et lumineuse ^ »

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