PRÉFACE. IX
de la liliérc^iure grecque^ tout fte que je (levais à YHisloire de la littérature de l* ancienne Grèce par Tillustre Ottfrled Mûller. Cet on dit ne s'accorde pas très-parfaitement avec le mot de certain journaliste, qui m'a tancé d'importance, sur ce qu'il appelle mon adoration et mon fétichisme pour l'auteur des Doriens. N'importe : il est reçu quelque part que mon livre n'est qu'une copie plus ou moins réduite du livre de Mûller. Franchement, je ne me doutais pas que je fusse si peu moi-même. Il me semblait pourtant que Mûller était mort, il y a sept ou huit ans, avant d'avoir terminé son ouvrage, et que, même dans ce qu'on avait publié en allemand, il ne dépassait pas beaucoup la moitié de la carrière. Il me semblait aussi que je n'avais jamais su assez d'allemand, pour être en état de lire dix lignes de Mûller en allemand ; que je n'avais jamais lu, de l'ouvrage de Mûller, que le volume publié en anglais, à Londres, dans la Bibliothèque des connaissances usuelles, et que les matières contenues dans ce volume correspondaient aux vingt et un premiers chapitres de mon ouvrage, qui a plus de cinquante chapitres. Il me semblait enfin, que, dans la partie qui m'est commune avec ce que je connais de Mûller, mes opinions étaient loin d'être toujours d'accord avec celles de Mûller. Évidemment, je me trompais : des gens qui savent si bien leur Mûller, et qui ont si consciencieusement confronté l'original et la copie, ne peuvent pas avoir tort. Ainsi, mes trente derniers chapitres : Mûller! Ainsi, mon étude sur les origines du théâtre grec et sur Eschyle, qui date de douze ans : Mûller! Ainsi, mes résumés des dissertations de Nitzsch, de mes amis Yincent et Havet, de tant d'autres cri-tiques : Mûller! Ainsi, mes discussions contre Mûller, ou contre ceux dont Mûller partage les idées : Mûller, toujours Mûller! 0 mon pauvre livre! tu n'es donc qu'une chose