‹ Histoire De La Litterature RomaineChapitre 8 sur 124 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

impersonnelle , qu'un travail* quasi-mécanique , qu'une réduction à la Collas!

Je ne désespère pas que ces ingénieux et équitables estimateurs des livres ne donnent aussi la juste mesure à laquelle on devra toiser celui-ci. Ils vont donc révéler qu'il existe tel ou tel ouvrage, plus ou moins allemand, sur l'histoire de la littérature romaine , et que l'ouvrage que je publie aujourd'hui n'en est qu'une copie, qu'un abrégé, qu'un développement, qu'une contrefaçon, qu'une transformation peutêtre. Parlons sérieusement. J'ai regretté plus d'une fois que l'histoire des lettres latines n'eût pas eu son Mûller, et un Mûller écrit ou traduit en quelque idiome à moi suffisamment connu. Bien des chapitres qu'on trouvera secs, dénués d'intérêt, tranchons le mot, ennuyeux, auraient une meilleure physionomie, si les sujets que j'y traite avaient été auparavant vivifiés et fécondés par le vigoureux esprit de Mûller. Bien des points seraient mieux éclaircis ; bien des figures seraient plus exactement et plus complètement dessinées. J'ai dû me contenter de secours moins efficaces. Mais ce qui dédommagera, j'en suis sûr, amplement le lecteur, c'est le grand nombre de belles pages que j'ai pu recueillir, dans notre littérature, sur les héros de la littérature romaine. On n'aura pas des aperçus de Mûller; mais on aura des jugements littéraires portés par des hommes qui s'y connaissaient, et aussi bien pour le moins que Mûller. Bossuet et Buffon, par exemple, Diderot et Chénier, Thomas et Fontanes, sans compter ceux que je ne nomme pas ici, donneront au lecteur des plaisirs que Mûller lui-même serait impuissant à leur donner. Je dirai aussi que les questions obscures de l'histoire littéraire de Rome ne sont pas des questions très-importantes, et que, même à les mal présenter, il n'y a pas grand dommage, sinon pour la vanité de ce-

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