CHAPITRE V
COUP D OEIL GENERAL SLR LA LITTERATURE ROMAIXE ET SUR SES PRINCIPALES ÉPOQUES.
Le caractère distinclif de la littérature grecque, c'est l'originalité; celui de la littérature romaine, c'est l'imitation. Cependant un peuple, doué de qualités solides et d'une trempe d'esprit vigoureuse, comme le furent les Romains, n'est pas tellement imitateur qu'il ne donne à ses copies l'empreinte de sa nationalité et de son génie, et qu il ne produise après avoir traduit. Si donc l'esprit positif, guerrier et politique de la race latine fut moins favorable aux effusions passionnées de la poésie, à l'expression délicate et profonde des sentiments humains, que ne l'avait été la langue grecque , son idiome énergique, concis et fait pour commander, s'assouplit au moment où un commerce étroit avec les colonies dorieunes en tempère Tàprclé native par un heureux mélange avec les dialectes helléniques , et se prête plus facilement aux diverses productions de la pensée , surtout à celles qui veulent un style mâle et serré. La langue latine s'arrondit alors et se polit : l'activité intellectuelle , encouragée par le succès , prend un essor plus spontané , plus individuel , que le nom de Cicéron sert à déterminer, et l'on voit éclore un siècle rival de celui de Périclès, le siècle d'Auguste. Après cette période d'éclat , le déclin commence ; et , bien que la langue latine garde ce caractère d'universalité, quelle
n'a point perdu de nos jours, la littérature romaine est entraînée vers une décadence , que la dépravation du goût, la dissolution morale et la menace réalisée des invasions barbares ne tardent pas à précipiter.
On peut diviser en cinq époques principales les douze cents années qu'embrasse l'histoire de la littérature romaine.
Première époqne. Elle commence aux premières origines de Rome et s'étend jusqu'à Livius Andronicus ou, si l'on veut, à la fin de la première guerre punique. Formée du rapprochement et de la fusion des divers idiomes parlés en Italie, osque , étrusque, ombrien et grec, la langue latine a pour toute littérature, à son berceau, des chansons de laboureurs ou chants des Frères Arvals , adressés au ciel pour obtenir une bonne récolte; des hymnes saliens ou Axamenta, chantés par les prêtres de Mars en dansant et en frappant sur des boucliers; des scènes dialoguées ou chants fescennins, composés en vers saturniens, espèce de prose cadencée et première ébauche de l'art dramatique chez les populations romaines. Des histrions venus d'Etrurie développent ce goût, naturel d'ailleurs à ces tribus agrestes, douées du talent de l'improvisation , aimant encore aujourd'hui, à l'époque des moissons et des vendanges, travailler au son du tambourin et des castagnettes, le corps revêtu de costumes à couleurs éclatantes , la tête chargée de fleurs et de fruits. Ces improvisations, nommées fables atellanes, se perpétuèrent jusqu'au siècle d'Auguste.
Des essais d'histoire et de législation signalent encore cette période; mais il ne subsiste rien des Annales des
Pontifes, des recueils d'oracles, des Lois de Numa, du Droit Papirien , des Traités de paix , d'alliance ou de commerce, que Tite-Live dit avoir péri lors de l'invasion des Gaulois. Quelques fragments à peine^de la loi des Douze Tables, l'inscription de la colonne rostrale de Duilius et celle du tombeau de Scipion Barbatus , sont les seuls monuments de ces siècles stériles pour l'histoire de la pensée.
Deuxième époque. Durant la période qui commence à Livius Andronicus et finit à la mort de Sylla, de l'an :239 à l'an 78 avant Jésus-Cbrist, l'art grec fait irruption par tous les points dans la langue et dans la littérature romaine, et fait disparaître les produits grossiers de l'inspiration locale. Il n'y avait pas d'esprit littéraire à Rome, quand Tarente fut vaincue; mais, parmi les dépouilles de la ville, un prisonnier, nommé Andronicus, échut en partage au consul Livius Salinator : ce fut le premier de ces esclaves savants qui payèrent à leurs maîtres par les dons de l'esprit la rançon de leur liberté. Livius Andronicus, dont il ne reste que des fragments, traduit en latin des tragédies et des comédies grecques, des parties de l'Odyssée et quelques hymnes religieux.
Névius, Campanien , débute, comme Livius Andronicus , par des traductions dramatiques : sa verve sarcastique s'étant attaquée à la famille des Métellus et des Scipions, il est condamné à l'exil.
Ennius , le plus grand nom de cette période , se fait une glorieuse réputation en traitant une variété infinie de sujets; épopées, satires, comédies, tragédies, poëmes philosophiques et didactiques. Son œuvre la plus remar-
quable est le poëme des Annales, contenant le récit des événements de l'histoire romaine depuis les temps les plus reculés jusqu'au temps d'Ennius. Les fragments qui en restent justifient riiommage que lui rend Quinlilien, lorsqu'il dit : ; Révérons Ennius, comme ces bois consacrés par leur antiquité, et voyons-le du même œil que ces grands et vieux chênes qu'on remarque moins par leur beauté que par le sentiment religieux qu'ils inspirent. >
Après lui, Pacuvius, son neveu, dote la scène d'imitations tragiques empruntées au théâtre grec , tandis qu'Attius, imitateur d'Eschyle, s'exerce aussi dans la tragédie nationale en faisant représenter un Bru tus.
Vers le même temps fleurissent Plaute et Térence, dont il sera question plus loin, et avec eux plusieurs poètes comiques, parmi lesquels Cécilius Statius, Novius, Pomponius et Afranius.
La satire, que Quintilien revendique comme une production toute romaine, est alors créée par Lucilius, dont la verve, un peu diffuse, ne manque pas cependant de mordant et de vigueur.
La prose historique, inaugurée par les Annales de Fabius Pictor et par les Origines de Caton l'Ancien, se développe à côté de la prose oratoire, où se distinguent le même Caton, les deux Gracches, Licinius Crassus, Marc-Antoine, grand-père du triumvir, et Lucius Plotius Gallus, un des maîtres de Cicéron.
La jurisprudence produit, parmi beaucoup de légistes célèbres, la famille des Scévola, qui réunit à la science la plus profonde les vertus les plus austères.
Troisième époque. C'est l'âge florissant, c'est l'âge
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d'or de la littérature latine : il commence à la mort de Sylla et s'arrête à celle d'Auguste, depuis Tan 78 avant Jésus-Christ jusqu'à Tan 14 de l'ère chrétienne. L'influence des idées grecques continue à se faire sentir, plus forte que jamais. Cependant la langue romaine, arrivée à sa perfection, permet à quelques libres génies de faire valoir des qualités originales et un mérite tout personnel dans l'art de penser, de parler et d'écrire.
Catulle retrouve quelque chose de la grâce d'Anacréon et de la sensibilité expressive de Sappho dans ses imitations des lyriques grecs , que va bientôt égaler Horace. Ses Xoces de Pelée ont par moment des accents épiques dont Virgile se souviendra.
Virgile se place à côté d'Homère dans l'épopée; d'Hésiode, dans le poëme didactique; de Théocrite, dans le genre pastoral.
Lucrèce, novateur aussi hardi en fait de langage que de poésie, construit, si l'on peut dire, un monument imposant, magnifique, l'un des plus beaux qui soient restés de la poésie latine, en écrivant son poëme de la Nature, imité d'Empédocle, pour les idées; d'Homère, pour le tour pittoresque du style.
TibuUe, Properce et Gallus écrivent des élégies pleines de cœur, de grâce, de sentiment et quelquefois d'une couleur toute romaine.
Ovide, esprit charmant, facile, docile à prendre tous les tons , habile à manier toutes les cordes de la lyre poétique, compose ses Métamorphoses , ses Fastes, ses Tristes et ses Lettres d'exil.
Manilius, dans ses Astronomiques, manque d'unité et de connaissances exactes ; mais il se recommande
par la nouveauté du sujet, par plusieurs passages de haute poésie et par la beauté du langage.
On a sous le nom de Phèdre des apologues traduits du grec qui appartiennent à la même époque : le style en est limpide, aimable, mais recherché.
La comédie et la tragédie ne vivent guère que de leur passé, ou, si on compose des œuvres nouvelles, on les lit en public plutôt qu'on ne les représente sur le théâtre, où l'on court applaudir \es Mimes de D. Labérius et de Publius Syrus, pièces singulières qui, tout en reproduisant une image fidèle de la vie commune et en faisant entendre au peuple des sentences morales admirablement exprimées , descendent parfois aux trivialités les plus basses et au comique le plus grossier. Les anciens parlent avec éloge d'un Thijesle de Varius et d'une Médée d'Ovide , mais il n'en reste que le souvenir.
Dans la prose historique, Salluste, César et Tite- Live, que nous mentionnerons à part, s'élèvent à une hauteur que Quintilien se plaît avec fierté à mettre au niveau de celle des Grecs.
Cornélius Népos , sans être original dans ses biographies , oi^i il commet plus d'une erreur, ne laisse pas d'avoir un style dont l'élégante simplicité et la clarté lumineuse méritent d'être proposées pour modèle.
Justin , abréviateur de Trogue-Pompée , est attrayant par la variété des sujets, les renseignements considérables qu'il contient, particulièrement sur l'Asie, un style quelque peu inégal, mais toujours facile et naturel.
La prose oratoire et philosophique semble se concentrer tout entière dans Cicéron , roi de la tribune et du barreau, comme l'avait été Démosthène, et véritable
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Platon de la langue latine. C'est par là surtout qu'il l'emporta sur Hortensius, son rival dans l'éloquence judiciaire.
Térentius Varron, que Cicéron appelle le plus savant des Romains, à la fois historien, philosophe, naturaliste, grammairien et poëte, compose de nombreux ouvrages, dont il reste un traité sur la Langue latine et un autre sur Y Agriculture.
Vitruve , architecte distingué , nommé par Auguste inspecteur des bâtiments publics, écrit à la demande de ce prince , dans un style simple , concis , parfois obscur, le seul traité d'Architecture qui nous reste de l'antiquité.
Enfin Cornélius Celsus, plus connu sous le nom de Celse, compose un livre de science médicale, écrit avec une pureté et une élégance, qui l'ont fait surnommer le Cicéron de la médecine.
Quatrième époque. L'éclat dont la littérature romaine avait brillé sous le règne paisible d'Auguste , s'affaiblit et se perd sous les empereurs qui lui succèdent. Cependant, jusqu'au règne d'Adrien, la décadence, quoique sensible, produit encore quelques hommes qui luttent contre l'agonie imminente des lettres romaines, corrompues par le faux goût et par les mauvaises mœurs.
La poésie lyrique ne survit point à Horace. Stace, dans ses Sylves ou Mélanges poétiques, ne manque ni de sentiment ni de finesse , mais il a plus d'esprit que de cœur : il est plus improvisateur que poëte.
L'épopée offre dans la Pliarsale de Lucain une tentative de poésie nationale qui a de la grandeur et de la noblesse : nous y reviendrons.
Silius Italicus suit la niênie vole dans sa Gnerre punique, où il se montre ingénieux imitateur de Virgile, auquel il avait voué un culte presque religieux.
Les Argonautiques de Valérius Flaccus sont plutôt une traduction d'Apollonius de Rhodes qu une œuvre originale et personnelle.
Dans la poésie dramatique , on remarque Sénèque , dont nous jugerons plus loin les tragédies, et Verginius Romanus , auteur de mimes et de comédies à la façon de Piaule et de Térence : Pline le Jeune le comble d'éloges, que la perte de ces ouvrages ne permet pas de contrôler.
La satire, maniée avec tant de grâce, de finesse et de piquant par Horace, devient sombre, obscure et chagrine dans Perse, violente et emportée dans Juvénal.
On pourrait retrancher de Martial les deux tiers des épigrammes qu'il a laissées : le reste se distinguerait par un esprit et un mordant dignes du temps de la belle langue latine.
La prose a moins perdu que la poésie dans cette période. L'éloquence, il est vrai, s'est réfugiée dans les écoles des rhéteurs , et jette à peine quelque éclat dans les tribunaux; mais l'histoire est cultivée avec succès par des écrivains d'un rare mérite.
Velléius Paterculus, né à Naples vers l'an 19 avant Jésus-Christ, n'a pas la forme brève de Salluste, le pinceau large et riche de Tite-Live, ou la touche nerveuse et profonde de Tacite ; mais pour la pureté et les grâces de la diction , il ne le cède à aucun historien romain : style concis, clair et coulant, laconisme des pensées, finesse des réflexions, vivacité de la narration,
précision et vérité des portraits , telles sont les qualités qui déterminèrent le président Hénault à appeler le livre de Velléius le modèle inimitable des abrégés.
Florns , que quelques critiques rattachent au siècle d'Auguste, et qui paraît avoir vécu sous Trajan ou sous Adrien, a laissé un Abrégé d'histoire romaine, dont Montesquieu faisait ses délices. Il écrit avec une élégance un peu pompeuse et emphatique, mais il a des traits admirables, des tours neufs, des mots heureux et des mouvements de patriotisme sincère qui rachètent bien des défauts.
Valère-Maxime n'a ni la valeur sérieuse de Velléius ni les brillants défauts de Florus. Cependant son livre intitulé Faits et dits mémorables est une compilation utile et d'une portée morale excellente.
Quinte-Curce, que ne mentionne aucun auteur ancien, a fait de son Histoire d Alexandre un roman intéressant plutôt qu'un récit réel et historique.
Suétone, contemporain de Tacite et ami de Pline le Jeune, serait le premier des biographes, si Plutarque n'avait pas vécu. Les physionomies de ses Douze Césars ont sans doute moins de vivacité , d'expression , d'apparence animée que celles des Grands hommes de Plutarque : il y a entre les portraits de l'écrivain grec et ceux de l'historien latin la différence qui existe entre une médaille de bronze et une toile toute brillante de coloris; mais ici la médaille est d'un coin fln et pur, les traits sont nets et précis; et, malgré la froideur du métal, la ressemblance est parfaite. « Lu à côté de Tacite, a dit un écrivain judicieux, Suétone ajoute à l'impression que celui-ci a laissée dans notre àme, par
la terreur de ses récits, une conviction plus profonde qui naît du calme de ses narrations. ') C'est dire qu'il est le commentateur de Tacite, de même que Plutarque est le commentateur d'Hérodote, de Thucydide, de Xénophon , de Salluste et de Tite-Live. Suétone complète donc Tacite et supplée aux Annales dans une des lacunes les plus regrettables que l'insulte du temps ait faite à Tune des plus belles productions de l'esprit humain. Ceux qui reprochent à Suétone de n'être qu'un anecdotier, n'ont qu'à lire la mort de Néron, un chefd'œuvre , disait Montesquieu , et ils seront convaincus qu'ils ont entre les mains l'ouvrage d'un peintre habile et d'un vigoureux écrivain. Cependant le grand historien de cette époque , ainsi que nous le verrons plus loin , c'est Tacite : il éclipse tous les autres et va de pair avec les Grecs.
La philosophie est représentée par Sénèque, qui résume en lui toute son époque; la critique par Quintilien, dont le jugement sain, une connaissance approfondie de la langue grecque et de la langue latine, le goût solide et délicat, le style pur, lumineux, éloquent, produisent un des meilleurs livres de l'antiquité classique; le genre épistolaire, par Pline le Jeune; l'histoire naturelle , par PUnc l'Ancien ; l'économie rurale , par Columelle, agronome expérimenté et poëte aimable; la géographie , par Pomponius Mêla , dont l'abrégé se distingue par une brièveté et une exactitude fort recommandables, malgré les fautes de détail.
Cinquième époque. De l'an 117 à l'an 476 après Jésus- Christ, les arts et les sciences partagent le sort de l'empire : c'est la décadence, la décomposition, la
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dissolution. Rome appauvrie, épuisée, offre une proie facile aux Barbares : les lettres sont envahies par le Ilot avant-coureur du naufrage.
Claudien, doué d'un talent vraiment poétique et du sentiment des lellres anciennes, épuise sa facilité de versificateur dans des sujets d'une stérilité complète.
La poésie didactique surabonde : Xémésien écrit un poëme sur la Chasse; Aviénus versifie une Descrip-^ tion de T univers ; Priscien un traité des Poids et Mesures; Dionysius Caton des Sentences morales, et Calpurnius des Idylles imitées de Virgile.
Ausone, de Bordeaux, est plus fécond et plus érudit que véritablement riche et naturel : son heureuse mémoire lui tient lieu de génie, et ce n'est que par éclairs qu'on voit paraître en lui la sensibilité, la tendresse, dont font preuve ses lettres à son ami Paulin.
L'histoire, réduite à la biographie et à la compilation dans Aurélius Victor, Eutrope, Paul Orose, est relevée dans sa dignité et dans son importance par Ammien Marcellin. C'est un narrateur grave, sérieux, sincère, impartial. Son style est souvent dur, ampoulé, contourné; mais sou esprit est droit, franc, judicieux, solide. Il raconte les choses qu'il a vues telles qu'il les a vues, et ses récits biographiques du temps de Constantin, de Constance, de Julien et de Jovien sont écrits dans la manière de Tacite, sans complaisance et sans colère.
L'éloquence anéantie trouve à peine quelques accents convaincus dans la bouche de Symmaque : elle se répand ailleurs en basses flatteries et en panégyriques éhontés.
Il y a de la variété et de la grâce dans quelques lettres de Fronton, et quelque intérêt historique dans celles
de Sidoine Apollinaire. Le roman d'Apulée, intitulé VAne d'or, est un pastiche amusant des fables milésiennes, si chères aux Grecs. La philosophie le compte aussi parmi ses représentants, et Ton ne doit point dédaigner ses livres du Monde, du Génie de Sacrale et de la Doctrine de Platon; mais, pour retrouver celle sorte de nourriture de l'esprit, dont l'humanité ne saurait être sevrée sans tomber en danger de mourir, il faut aller la demander aux Pères de l'Eglise latine, à saint Jérôme, à saint Cyprien, à saint Ambroise, à saint Augustin. La voix de ces grands hommes, leurs écrits, qui viennent fortifier ceux de Tertullien, d'Arnobe, de Lactance, de Salvien et de Boècc, soutiennent les cœurs défaillants, ravivent la foi ainsi que l'espérance, et montrent, au milieu des ténèbres, la lumière qui doit guider l'homme vers des perspectives nouvelles, des idiomes inconnus et une littérature, héritière des grands maîtres de la Grèce et de Rome.
Telles sont les phases principales de la littérature romaine : voyons maintenant les divers écrivains que leur génie met en relief parmi ces groupes dont nous venons d'esquisser l'ensemble.