CHAPITRE I
DÉCOUVERTE DE L’ AMÉRIQUE. — PREMIERS ÉTABLISSEMENTS EXPÉDITION DE SOTO.
Il est, dans le cours des siècles, des époques marquées 1492. par la toute-puissance divine pour l’arrivée de ces grands événements qui sont destinés à changer la face du monde. Des accidents ordinaires se succèdent pendant des Ages, des massacres se multiplient, des conquêtes vulgaires s’accomplissent, des rois sont déposés, des royaumes se fondent, d’autres disparaissent, la civilisation fait fuir l’ignorance qui souvent revient sur ses pas, ou qui, se portant ailleurs, fait succéder les ténèbres aiL\ lumières. Tels sont les tableaux que nous présentent toutes les histoires, et leur uniformité en détruit en quelque sorte l'effet aux yeux de la postérité. Cependant il est de ces événements qui ont opéré une telle révolution dans le sort de l’homme, que la méditation y trouve sans cesse de nouveaux sujets d’admiration. L’i-
1492. magi nation elle-même recule étonnée devant le grandiose des perspectives qui s’étendent devant elle, et la raison humaine, malgré son scepticisme, admirant la connexité et la marche progressive des magnifiques innovations qui ont eu lieu dans l’ancien régime du monde, est obligée de désavouer la puissance du hasard, et d’admettre l’action d’une Providence directrice.
Les annales du genre humain n’offrent rien de plus grand que la découverte de l’Amérique, non seulement par le fait de cette découverte elle-même, mais par ses résultats déjà connus et par ceux que promet l’avenir. Les différents peuples de la terre, ceux du moins qui étaient arrivés à quelque degré de civilisation, croyaient connaître à péu près les limites de notre globe et les races d'hommes qui l’habitaient, lorsque tout à coup une voix a retenti dans l’Europe. Elle annonce aux peuples de l’ancien monde un monde nouveau et des nations jusqu’alors ignorées. Cette voix est celle d’un homme obscur qui porte le nom de Christophe Colomb. Son génie a deviné que par de-là l’Atlantique, il existe des régions fécondes, vierges encore, qui appellent les travaux et les lumières de la civilisation. Il se sent destiné, par un instinct vague, par une sorte d’inspiration, par ces pressentiments et par ces émotions du cœur que les grands hommes seuls connaissent, à exécuter les desseins de la Providence. Il frappe à la porte de tous les Grands de la terre ; les fatigues, les mépris de tous les genres, rien ‘ ne rebute son courage. Il se présente à la cour de tous les rois, il ne demande qu’un vaisseau, et en revanche, il donnera des royaumes sans bornes et des richesses infinies. Ces promesses sublimes sont regardées comme les paroles d’un fou, et Colomb va peut-être céder au désespoir, lorsqu’il tente un dernier effort auprès des majestés royales de Castille et d’Aragon. Il pressé, il supplie, il réussit enfin; ses vœux sont exaucés par Ferdinand fi Isabelle, les mers sont traversées, l’Amérique
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sort en quelque sorte du sein des ondes, en 1492, sous le 1492. compas créateur d’un mortel, et une nouvelle ère a pris place dans les fastes des hommes.
En efFet, depuis cette époque, en moins de trois siècles et demi, il s’est opéré un changement total dans la situation morale, politique et commerciale des peuples et dans leurs rapports internationaux. Quand on examine la physionomie que présentait le monde au quinzième et au seizième siècle et qu’ensuite l’on reporte sa pensée sur le tableau qu’il offre actuellement, l’on ne peut être que frappé de l’influence exercée par la découverte de l’Amérique dans les rapides et immenses modifications qui ont si complètement changé la face du globe. A peine l’Amérique fut-elle connue, que le commerce prit un essor ignoré jusqu’alors. L’Europe grandit en richesse et en puissance ; une aisance générale se répandit dans toutes les classes ; l’esprit humain, moins occupé de ses besoins matériels, put se tourner vers toutes sortes d’investigations scientifiques ; les métaux précieux, si rares auparavant, devinrent communs et chassèrent cette misère qui produit l’ignorance et tue les arts et les lettres. Les peuples de l’Europe fondèrent des colonies ; ces colonies créèrent de nouveaux intérêts et appelèrent au dehors et au loin l’attention de leurs fondateurs. Depuis lors, il est curieux de suivre l'importance progressive de ces colonies devenues des nations. Leurs institutions ont réagi sur celles des vieilles familles auxquelles elles avaient appartenu, et les événements, qui se sont passés sur le sol qu’elles occupent, ont eu un tel retentissement en Europe, qu'ils ont fait tomber plus d’une barrière qui s'opposait à la marche des libertés humaines. Enfin, par degrés, l'Amérique, par ses découvertes, par ses besoins, par ses productions, par son influence morale et politique, par les mille réseaux de son commerce, a tellement relié les quatre parties du monde, qu’elles vivent
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1492. les unes par les autres, qu’aucune nation importante de la terre ne peut éprouver une grande perturbation sans que les autres ne s’en ressentent, et si une guerre, ce fléau des siècles précédents, éclatait de nos jours, ce ne pourrait être qu’une secousse passagère, pareeque tous les peuples se réuniraient, dans leur intérêt particulier comme dans leur intérêt commun, pour la comprimer. Il est donc vrai de dire que le genre humain peut dater de la découverte de l’Amérique comme d’une nouvelle ère de gloire, de bonheur, de paix et de richesse et comme de l’ère la plus importante peut-être après l’ère chrétienne.
Colomb avait ainsi accompli ses prédictions. La découverte principale était connue et avait frappé d’étonnement tous les esprits, mais il en restait encore de partielles à faire. On savait l’existence du continent de l’Amérique, mais il fallait parcourir cette vaste contrée et en prendre possession. Plusieurs nations de l’Europe se disputèrent Phonncur d’y porter les premiers pas. Dans cette lutte d’ambition, un aventurier Espagnol 1513. celui qui, le premier, découvrit, en 1513, l’extrémité Sud de l’Amérique du Nord, dans le voisinage immédiat de la Louisiane. Son nom était Juan Ponce de Léon, gentilhomme du royaume de Léon. Parmi les merveilles que l’on débitait sur ces pays sauvages où • l’on prétendait que la nature avait caché toutes ses richesses, il avait entendu dire que l’Ile de Bimini, dans l’archipel de Bahama, possédait une fontaine dont les eaux miraculeuses donnaient au corps humain une jeunesse étemelle. Séduit par cctt'c fiction, ou bien obéissant à l’esprit aventureux du siecle, il partit avec deux navires de Puerto Rico, dont il avait été gouverneur, pour aller à la recherche de file merveilleuse. Battu par un orage affreux, il fut poussé vers le cap continental, situé au Nord de file de Cuba. Echappé aux dangers de la tempête, il descendit avec joie sur un ri-
vaire ilcuri où le printemps se montrait clans toute sa 1513 parure. Ce qui lui fit donner à cette terre le nom charmant de Floride. D’autres prétendent que ce fut parce qu'il y débarqua le jour de Pâques fleuries. Ayant pris possession du pays au nom de son souverain, il se rendit en Espagne pour en demander le gouvernement, qui lui lut facilement accordé. En 1515, il revint à la 1515 Floride avec trois navires, mais au lieu de s’y reposer sur des gazons fleuris et d’y fonder paisiblement les établissements qu’il avait projetés, il eut à combattre des ennemis farouches qui l’attaquèrent avec la plus grande valeur. Il ne put s’échapper qu’avec six de ses compagnons. Arrivé à l’Ile de Cuba, il y mourut en peu de jours d’une blessure qu’il avait reçue à la cuisse, et grandement regretté de tous ceux qui le connaissaient, dit l’historien Cardenas, et qui appréciaient ses brillantes qualités. Sur son tombeau, l’on grava cette épitaphe latine :
Mole sub hac fortis requiescent ossa Leonis Qui vicit factis nomina magna suis.
Sur la même pierre, on en avait inscrit cette traduction en espagnol :
Aqueste lugar estrecho es sepulcro del Varon /
que en el nombre fue Leon, y mucho mas, en el hecho.
Avides de toutes les espèces de -gloire, les Français tournèrent aussi leurs regards vers le nouveau monde.
Ce fut sous le règne chevaleresque de François Ier, qu’ils firent la première tentative de fonder une colonie en Amérique. Un baron de Lévy s’étant mis à la tète de quelques aventuriers, s’établit dans une petite île, située sous le l*Jme degré de latitude nord, qui est maintenant connue sous le nom de Sable Islam}» et qui fait partie de la province de la Nouvelle-Ecosse. Cette entreprise neut pas des suites heureuses, et le baron, après avoir
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1515. perdu plusieurs de ses compagnons, qui moururent de ^ froid, retourna en France avec ceux qui avaient survécu à l’inclémence de l’atmosphère et aux fatigues de ce long voyage.
1524. Cette .tentative fut faite par de simples particuliers qui n’avaient consulté que leur courage, et n’avaient agi qu’avec leurs propres ressources. Ce ne fut qu’en 1524 qu’un florentin, nommé Véranzani, fut commissionné par François Ier pour aller explorer l’Amérique, aux dépens de la couronne d& France. Il aborda aux environs du cap flatteras, et fut bien accueilli par les aborigènes. Il fit plusieurs autres voyages, dans un desquels il périt, sans avoir rien accompli 1534. d’utile pour la France. En 1534, une autre expédition, commandée par Cartier, partit de St.-Malo, et entra, après une heureuse navigation, dans une baie située au sud de la rivière St. Laurent. Peu de temps auparavant, un navire espagnol avait naufragé dans ces pa- : rages, et quelques matelots avaient échappé à la fureur
des vagues. Dès qu’ils virent arriver les navires de Cartier, ils accoururent sur le rivage. Les Français leur ayant demandé quel était le nom du pays dans lequel ils se trouvaient, l’un de ces malheureux qui était pressé par la faim, et qui crut qu’on lui demandait s’il y avait quelque chose à manger, répondit : Aca nada. (Il n’y a rien ici.) Les Français comprirent que cette terre s’appelait Canada, et ce nom lui est resté. Telle fut, si elle est vraie, la plaisante origine du nom donné à un pays dont la Louisiane a été long-temps une dépendance, et dont elle a tiré un grand nombre de ses habitants.
Les Français sont les premiers qui ont fondé une colonie à la Louisiane, et qui lui ont donné le doux nom qu’elle porte. Mais ce fut un Espagnol qui la découvrit, et qui y promena le premier ses regards explorateurs. Il s’appelait Hernando de Soto, et avait été l’Un des plus illustres compagnons de Pizarre. Après avoir aidé à la
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conquête du Pérou, il avait obtenu du roi d’Espagne le gouvernement de St. Yago de Cuba, avec la permission de porter la guerre dans la Floride et de la subjuguer. |j avait, de plus, le privilège d’en être le gouverneur et capitaine-général, sa vie durant, et d’y établir un marquisat à son choix, de trente lieues de long sur quinze de large. Soto avait acquis dans le Pérou des richesses immenses, mais il était loin de songer à en jouir dans la mollesse et le repos. Il est de ces hommes pour lesquels l'inaction est le plus pénible de tous les tourments. Leur ambition dédaigne la couche de la volupté et les plaisirs sensuels de l'épicurien. Il leur faut le bruit des armes, le son du clairon, le triomphe du guerrier et l’immortalité d’une vie historique. Telles sont les délices de ces âmes fortement trempées qui se nourrissent de mouvements et d’émotions. Tel était Hernando de Soto, que fatiguaient les exploits de Pizarre et de Cortès. Nouveau Thémistocle, les lauriers de ses rivaux l’empêchaient de dormir. Aussi cherchait-il de tous cotés le théâtre de ses exploits futurs. Il crut l’avoir trouvé dans la Floride, et il n’aspira plus dès lors qu’à en devenir le conquérant. Il équipa à ses frais une Hotte, mille hommes d'infanterie et trois cent cinquante chevaux, avec lesquels il partit de la Havane. Après sept jours de navigation, il aborda à la baie de Santo Spiritu, le 31 mai 1539. Cette petite armée était composée de gens d'élite, parmi lesquels se trouvaient, dit Garcilasso, six des conquérants du Pérou et beaucoup de gentilshommes d’une haute naissance, que la réputation de Ilernando de Soto avait attirés sous son commandement. Il y avait en outre vingt-deux ecclésiastiques, que l’Adelantado ou gouverneur-général emmenait avec lui pour les besoins spirituels de son armée, et pour travailler à la conversion des Indiens.
Peu de teins après qu’il eut pris terre, des onze navires qui composaient sa flotte, il renvoya les sept plus
grands à la Havane avec ordre de les mettre à la disposition d'Isabelle de Bobadilla, sa femme, et il ne garda que quatre embarcations légères ou brigantins qu’il confia au commandement de Pedro Calderon qui, entr’autres mérites, avait celui d’avoir servi sous le grand capitaine, Gonzalve de Cordoue. Arrivé à Hirrihigua, village situé à deux lieues dans l’intérieur, il y séjourna quelques jours pour donner le tems à ses bagages d’arriver, et il continua ensuite sa route vers les Apalaches. Mais chaque pouce du sol lui présenta des difficultés qui paraissaient presque insurmontables. Devant lui se déroulait un océan de forets entrecoupées de marais impraticables, et chaque arbre semblait receler un indien dont la flèche était dirigée contre sa personne et contre ses compagnons. Le pays était divisé en plusieurs districts, et la ville principale de chaque district portait le nom du district. Plusieurs de ces divisions territoriales étaient gouvernées par des femmes, qui montrèrent un cœur plus compatissant que celui des caciques voisins. Elles exercèrent envers les Espagnols une hospitalité généreuse et leur offrirent toutes les provisions dont ils pouvaient avoir besoin. Garcilasso prétend que l'une d’elles, nommée Cofachiqui, présenta à Soto une incroyable quantité de perles de la plus grande beauté, et il compare l’entrevue de cette reine et de Soto à celle de Cléopâtre et de Marc Antoine, bien qu’elle fut, ajoute-t-il naïvement, inférieure en magnificence et en majesté. Après que ses troupes se fussent un peu rafraîchies, Soto continua sa route. Mais dans l’intervalle de repos qu’il avait pris, plusieurs caciques s’étaient confédérés pour s’opposer à l'ennemi commun, et Soto eut à livrer de nouveaux combats dont il sortit toujours vainqueur. Car les flèches des sauvages ne pouvaient rien contre des hommes dont la plupart étaient couverts d'une armure à l’épreuve des armes offensives de leurs ennemis, tandis
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que le fer espagnol perçait aisément le corps sans dé- ^539. fense de l’enfant des forêts. L’artillerie et les arquebuses multipliaient la mort dans leurs rangs, et ces t-ll rayantes détonnations, répétées par des milliers d’échos, portaient la terreur dans leurs cœurs. Ils croyaient que des enchanteurs avaient fait descendre le feu du ciel pour les dévorer.
Après avoir surmonté tous les obstacles, Soto pénétra dans les Apalaches, où il résolut de passer l’hiver. .
Au retour du printemps, Soto s’avança au Nord Ouest, parcourut une partie des Etats actuels de la Géorgie, du Tennessee, du Kentucky, et pénétra jusqu’au 37me degré de latitude Nord. De là, il se dirigea Sud Ouest jusqu’à la baie de la Mobile, au travers du territoire des Tuscaloussas, des Mobiliens et des Alabamas. Les Mobiliens firent la plus courageuse résistance à cette invasion étrangère, mais ils furent complètement défaits.
Il parait que le carnage fut affreux, car Garcilasso, l’historien de Soto, nous apprend que les Indiens perdirent onze mille hommes, et qu’à la prise de leur capitale, plus de mille femmes qui s’étaient réfugiées dans un édifice, y périrent dans les flammes. Soto laissa son armée reposer un mois parmi les débris de sa triste victoire, et se rendit ensuite dans le pays des Chickassas, parmi lesquels il passa l’hiver.
Soto courut les plus grands dangers parmi cette nation belliqueuse. Lorsqu’il arriva sur son territoire, il ne vit autour de lui que des figures sombres et farouches et devina aisément les intentions hostiles des Indiens. Aussi,
se tint-il sur ses gardes et ce fut à sa prudence qu’il dut sa conservation et celle de ses compagnons. Les Espagnols arrivèrent au principal village des Chickassas, le 1er Décembre 1510, et le trouvèrent abandonné. 1540. \ oulant y établir leurs quartiers d’hiver, ils firent provision de vivres et transportèrent des villages voisins
toute la paille et tout le bois qui leur étaient néceso
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154CC eaires pour se construire des cabanes, car celles qui composaient cette bourgade, quoiqu’elles fussent au nombre de deux cents, ne leur étaient pas suffisantes. Ils y passèrent deux mois assez tranquillement et n’étant inquiétés que par des escarmouches de nuit que leur livraient les Indiens. Toutes ces attaques furent facilement repoussées, mais l’évènement prouva que cette apparente mollesse des Indiens n’était qu’une feinte pour endormir les Espagnols dans une fatale sécurité.
1541, Vers la fin de janvier 1541, les Indiens profitèrent d’un vent de Nord qui soufflait avec violence et qui était favorable à leurs desseins. Ils marchèrent dans le plus profond silence, sur trois colonnes, contre le village que les Espagnols occupaient et qu’ils avaient for- . tifié. Ils arrivèrent à cent pas des sentinelles sans ' . être aperçus. Il était alors une heure du matin. Ils commencèrent l’attaque en poussant des hurlements affreux et avec grand bruit de toute espèce d’instruments sauvages. Ils étaient munis de torches faites avec une espèce de jonc tressé, qui croît dans le pays et qui, étant allumé, garde le feu et brûle comme une mèche d’arquebuse. Lancées dans l’air, ces torches, au lieu de s'éteindre, ne deviennent que plus ardentes. Au bout de leurs flèches, ils avaient attaché des anneaux faits avec ces mêmes joncs, pour incendier les toits en paille des cabanes espagnoles. Le succès couronna un plan aussi bien concerté et en quelques minutes tout le village était en feu.
Bien que pris à l’improvistc, les Espagnols ne furent pas déconcertés et la promptitude de la défense répondit à celle de l’attaque. Le gouverneur, qui ne manquait jamais de se tenir toujours prêt contre toutes les surprises de ce genre, fut le premier à cheval. L’attaque des Indiens fut si brusque, qu’elle ne lui donna que le temps de se couvrir d’un bouclier, d'un casque