‹ Histoire de la Louisiane [microforme] (volume 2)Chapitre 13 sur 92 · ALLIE · texte numérisé non relu

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de manière que les habitants, voyageurs et marins ne soient pas plus reçus dans les cantines que les soldats dans les cabarets, lesquels ne doivent pas en approcher. Les soldats ne doivent pas pour cela étre contraints d'aller boire à la cantine, s'ils n’en ont envie, et seront les cantiniers sujets aux mêmes peines des cabaretiers, s’ils donnent à boire aux habitants, voyageurs, marins, sauvages et nègres.

Arr, 8.

Et sur ce qu’il nous est revenu que certains habitants, au lieu de faire valoir leurs terres en les cultivant, se sont retirés à la ville, ou répandus dans les campagnes de ce gouvernement, pour y établir crapuleusement des cabarets borgnes, par lesquels ils subornent non-seulement la fidélité de tous les esclaves, mais encore les excitent à voler leurs maitres, en les faisant soûler du produit de leurs vols, nous recommandons expressément à tous les bons habitants de veiller sur la conduite de ces particuliers à la campagne, pour nous instruire du désordre qui s’y passe, afin de les faire châtier dans toute Ja rigueur des ordonnances.

Arr, 9,

Afin que nous puissions connaftréffoù vient le désordre, qui est augmenté dans la ville par la multiplicité des cabarets qui s’y sont établis sans permission, nous ordonnons que dans huîtaine, à compter du jour de la publication du présent réglement, tous habitants de la paroisse des Allemands et même des autres, qui ont quitté leurs terres pour venir s'établir ici, ayent à y retourner, à peine d’être traités comme vagabonds et perturbateurs du repos public, et, en conséquence, chassés dun pays comme infâmes.

44 [onar. xvin.

Ar. 10.

Tous nègres et négresses ayant obtenu leur liberté et s'étant retirés dans quelque coin de la ville, ou aux environs, qui seront coupables de recevoir chez eux des esclaves, pour les séduire et les exciter à voler leurs maîtres et mener une vie scandaleuse, au mépris des ordonnances du roi, perdront leur liberté et rentreront en esclavage au domaine du roi. Nous supplions Sa Majesté de vouloir les recevoir au prix de 500 livres chacun, dont le fonds sera appliqué au rétablissement de l’église de cette paroisse qui en a un extrême besoin.

Arr. 11.

Tout Français qui sera assez infâme pour tomber dans les cas portés par l’article précédent, sera fouetté par l’exécuteur de la haute justice et condamné aux galères perpétuelles sans miséricorde.

Tout particulier, qui achètera d’un nègre, telle denrée ou meuble que ce puisse être, sans une permission par écrit, bien Girconciée par son maitre, sera mis au carcan pour la première fois, et au cas de récidive, condamné aux galères perpétuelles.

Sa Majesté ayant toujours entendu que chaque particulier, dans son habitation ou ailleurs, corrigeât en bon père de famille ses nègres sans les martyriser, et la plupart des citoyens ayant pris le change sur cet article, et leur passant souvent des fautes trop essentielles, nous

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