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e- | sont si fortes dans la colonie; c’est que, dans tous les 1759, es | postes, la personne chargée des devis et des travaux est
ns E aussi l'entrepreneur, soit directement, soit indirecte-
ar \ ment, et qu'étant le premier, ou pour ainsi dire le seul
la j marchand, le seul cabaretier de l'endroit, elle s’efforce
ar À de grossir les dépenses, dont elle profite plus que per-
rec A sonne.”
oir : Puis, il affirme que M. de Kerlerec est intéressé
Jus à dans la traite avec les sauvages, et que son secrétaire
git il Titon de Sibèque, est son associé et son prête nom.
la h. Il ne s'était pas écoulé deux jours depuis cette der-
sé- 1 nière dépêche, que son acharnement contre M. de Ker-
on ë lerec le faisait revenir à la charge contre lui, et il re-
els # commençait avec une nouvelle énergie ses récriminations
de- | contre l’administration dispendieuse du gouverneur. Il \
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DE SHERBROOKE
informait le ministre que les dépenses des premiers huit mois de l’année se montaient à 582,455 livres, et que, suivant toute probabilité, le budget total de l’année irait à un million.
On voit que c'était toujours la même répétition, et que l’histoire de la colonie pouvait, depuis sa fondation, se résumer en quelques mots: mésintelligence continuelle entre les chefs, dépenses énormes du gouvernement sans obtenir des résultats proportionnels, système abusif de priviléges et de monopoles, manque de suite dans les idées et dans les efforts de ceux qui dirigeaient ces établissements nouveaux, esprit d’agiotage, de péculat et de dilapidation chez plusieurs des habitants les plus notables du pays, qui n’y étaient venus que pour s’y enrichir et s’en retourner en Francé au plus vite. llen résultait une absence presque totale de progrès dans ja colonisation de la Louisiane.
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