‹ Histoire de la Louisiane [microforme] (volume 2)Chapitre 19 sur 92 · CHEMORE-—GRANDE PERTURBATION DANS LA COLONIE.—PLU · texte numérisé non relu

CHEMORE-—GRANDE PERTURBATION DANS LA COLONIE.—PLU

SIEURS OFFICIERS SONT ARRÊTÉS ET ENVOYÉS EN FRANCE.— d' |

FORTIFICATIONS DE LA NOUVELLE ORLÉANS.—EMPLACEMEN à de

DES ÉDIFICES PUBLICS.-ROCHEMORE EST DESTITUÉ.—FOUCAULT Li :

LUI SUCCÈDE, COMME COMMISSAIRE ORDONNATEUR.—ACTE DE Le mit

CESSION DE LA LOUISIANE À L'ESPAGNE. à ‘ “

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mo 1759. Penpanr que M. de Rochemore, à la Louisiane, atta- livr

LUE quait si vivement M. de Kerlerec, son adversaire, il ne h. dan mat se doutait pas qu’il était parti de France une dépêche, 1 M. par laquelle le ministre le destituait. Cette dépêche, Ë ve

tr à en date du 27 août, n’était pas encore arrivée, à l’époque où M. de Rochemore écrivait sa dernière lettre du l: 15 octobre, dont il a été fait mention dans le chapitre précédent. Le ministre écrivait donc à M. de Rochemore : 3 “Vous savez combien le roi est mécontent de votre L administration. Votre éloignement pour M. de Kerlerec, votre précipitation à rassembler les billets de caisse et à tirer cette année sur la caisse de France, pour plus d’un million hüit cent mille livres de lettres de change, l'esprit d'indépendance qui vous a porté à faire du trésorier, M. Destréhan, devenu votre conseil, un contrô- d leur, et de votre beau-frère un garde magasin, sans faire attention qu'un trésorier, devenu contrôleur, peut arranger ses comptes comme bon lui semble, d’indiscrétion avec laquelle vous avez conseillé de casser d’an-

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ciens concessionnaires, pour en faire donner les titres à votre famille, le pouvoir absolu avec lequel vous avez disposé des eflets du magasin du roi, les sociétés suspectes que vous avez formées pour les travaux publics et auxquelles vous avez fait donner une avance considérable, sans égard aux circonstances du temps et aux besoins plus urgents de la colonie, vous rendent indigne d'occuper plus longtemps la place qui vous avait été confiée. Donc, vous êtes destitué. M. Bobé Desclozeaux remplira vos fonctions.” Lu

Relativement à cette affaire, n note ainsi conçue, de la main du ministre, se retrt s les cartons du ministère de la marine :

“On a trouvé par un inventa 1iopinément au domicile du sieur Bellot, secrétaire de M. de Rochemore, lequel a été embarqué de force, quarante mille livres qu’il n’a pusamasser, en moins d’un an qu'il est dans la colonie, qüé par les manœuvres et à l’aide de M. de Rochemore. Ce secrétaire sera arrêté à son arrivée en France.”

Le ler novembre, le roi, pour diminuer les dépenses qu’il faisait à la Louisiane, lança un ordre portant suppression de trente six compagnies françaises entretenues dans la province. Ce qui réduisait à rien les forces de la colonie.

Ce qu'il y a de certain, c'est que les progrès du pays n'avaient jamais été en rapport avec les dépenses considérables que le gouvernement français y avait faites. Il est hors de doute que, depuis la fondation de la colonie, il y avait eu de grandes malversations dans son administration. Par exemple, il résulte d'une lettre du ministre que deux batiments du roi étaient arrivés à la Louisiane, le 17 août 1758, et n’étaient repartis que le 2? janvier 1759. Leurs dépenses de séjour s'étaient montées à 194,099 livres; ce que le

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