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cuter après que le soulèvement projeté aurait éclaté. Il paraît que la réponse du gouverneur anglais ne leur fut point favorable, car le dit gouverneur, après avoir réfléchi mûrement sur cette affaire, les renvoya, ainsi qu’il convenait, sans vouloir se prêter à leurs intentions.
“Il est à propos que votre excellence sache que ce projet a éprouvé plusieurs changements, et qu’une de leurs idées, suivant ce qu’on a rapporté, était d’ériger la colonie en république, sous la protection de l'Angleterre ; mais voyant qu’ils ne trouvaient point en elle l'appui qu’ils espéraient, ils ont pris le parti de se soulever, et de fouler aux pieds les ordres de leur souverain. . . .
“De là l’origine de la conspiration. Il est à propos que je vous fasse connaître les liaisons et les intérêts des habitants entr’eux, pour faire la part de chacun plus facilement.
“Le commissaire Foucault a toujours entretenu une liaison scandaleuse avec une certaine veuve, nommée Madame Pradel, vivant avec elle, même quand il logeait dans une maison différente, et logeant aussi avec elle dans son habitation qui avoisine la ville du côté de la partie haute. A peu près dans le même temps que Bienville et Masan passèrent en secret à Pensacola, Foucault et Madame Pradel se rendirent à l’habitation, qui est précisément la dernière maison de la ville de ce côté là, et ils y passaient toutes les nuits, ne venant que de jour à la ville. Dès que le soulèvement fut déclaré, on dit publiquement qu’il y avait fréquemment des soupers dans cette habitation, auxquels se trouvaient Lafrénière, ses parents et les autres personnes qui formaient le complot, et qu'après les soupers on passait le reste de la nuit dans le jardin, en conférence, en sorte qu’il n’est pas douteux que le coup ne soit parti de cet endroit.
“Le capitaine des milices allemandes, nommé Vi! .é, est beau-frère de Lafrénière, et il est marié à la nièce
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