‹ Histoire de la Louisiane [microforme] (volume 2)Chapitre 45 sur 92 · EME L · texte numérisé non relu

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de D’Arensbourg, commandant des Allemands, Le capitaine des milices des Tchoupitoulas est un nommé Léry, cousin-germain de Lafrénière, de sorte que les intérêts de Lafrénière sont soutenus par les trois compagnies de milice que commandent son cousin et son beaufrère, et par les parents de ceux-ci, de sorte qu'avec de simples prétextes pour engager ies milices de la ville à se révolter, toute la colonie se trouve soulevée à la voix d’un seul homme. Vorhns At AAA

“L’oncle de. Noyan et. de Bienville était » venu a du Canadä pour gouverner à la Louisiane, et dans le nombre des gens du commun qu’il emmena avec lui, il se trouva quatre frères appelés Leroy, qui prirent ensuite diffé- ‘rents noms à la Louisiane, l’un se faisant appeler Lafrénière, l’autre, Léry, le troisième, Beaulieu, et enfin le quatrième Chauvin. Ces quatre Canadiens étaient d’une si basse extraction, et à reçu si peu d'éducation, qu'ils ne savaient pas même écrire, étant venns avec la hâche sur l'épaule pour vivre du travail de leurs maiïns. Ce sont aujourd’hui leurs enfants qui sont les chefs et les auteurs de la rébellion.

“Dans une lettre que’ j'ai eu l’honneur d'écrire à votre excellence, avant l'évènement de la rébellion, je l’ai informée de la précaution que j'avais prise d'envoyer M. Maxent, avec quinze cents piastres, pour remplacer aux Allemands les vivres qui leur avaient été pris cette année, pour fournir à la subsistance des Acadiens, parce qu'on s'était servi de ce prétexte pour engager les Allemands à entrer dans la conspiration.

“Le lendemain du départ de M. Maxent, Lafrénière et un autre, nommé Marquis, envoyèrent de grand matin à sa poursuite, Villeré et Verret, pour l'arrêter et l'empêcher de remettre l’argent aux Allemands, craignant que s’il les satisfaisait, le motif qui les avait déterminés à s’unir à leur rébellion n’existant plus, ils ne voulussent plus coneourir à soutenir la conspiration, et

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que pour lors, leur projet ne restât sans effet. Maxent arriva à l'habitation de d’Arensbourg, pour lequel je l'avais chargé d’une lettre, et lorsqu'il la lui remit, il le trouva si différent de ce qu’il le croyait, que, malgré son grand âge, et les preuves non équivoques qu’il avait données de sa fidélité et de son attachement pour la nation, il vit en li un homme entièrement livré aux persuasions de ses parents, Villeré et Léry, déterminé à défendre la liberté, et à ne vouloir ni étre sujet du roi, ni que le pays appartint à Sa Majesté,

“Maxent fut arrêté par Verret, ainsi qu’il le dit dans sa déclaration, chez un nommé Cantrelle, beau-père d’un autre Verret, commandant des Acadiens, et chez lequel il fut beaucoup maltraité. Le même Verret, appelé André, a confirmé la déclaration de Maxent à M. de Sale, lieutenant d'infanterie, qui commandait le détachement donné par le gouverneur français pour ia sûreté de ma personne et de mes papiers, le 2 novembre, le vaisseau étant amarré vis-à-vis de l’habitation de Madame d’Aunoy. Par conséquent, il est prouvé, par la détention de la personne de Maxent, qu’on avait formé le complot de se soustraire à l’obéissance de l'Espagne, en empéchant les mesures que la prudence pouvait suggérer, pour écarter les prétextes dont on voulait se servir.

#Le même André Verret a déclaré à M. de Sale qu’à l'égard de l’ordre d’arrêter Maxent, il l'avait reçu de Villeré, de Lafrénière et de Marquis.

“On a exploité (Lafrénière et Foucault) le mécontentement causé parmi les négociants, par le dccret du commerce. Quant aux Acadiens.et aux Allemauds, on leur a persuadé de venir en ville pour se faire payer de ce qui leur était dû pour remboursement dè leurs billets du Canada. Ils vinrent en effot désarmés avec leurs capitaines, Judice et Verret. A la ville, on leur distribua des armes.

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