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Après la révolte, les Acadiens, mécontents d’avoir été trompés, firent des reproches aux chefs, et se plaignirent de n'être pas indemnisés de leur perte de temps et du dommage résultant de l’abandon de leurs travaux.
“Les Allemands ont été égarés par des menaces de tyrannie et par de fausses raisons, ainsi que par des calomnies envers les Espagnols.
Quant à la masse des habitants, elle a été violentée par les chefs des factieux.
“Les Acadiens et les Allemands n’en sont pas moins coupables d’ingratitude, parce qu’ils n'avaient reçu que des bienfaits des Espagnols. Ils auront été entraînés.
“S'il y a eu disette en 1766, la faute en est à M. Foucault seul, qui a négligé de demander des grains.
“On a fait signer en blanc le mémoire des habitants, que j'attribue à Lafrénière.
“On y reconnait aisément son style. On y retrouve ces expressions arrogantes, cette hauteur et cette liberté insolente avec lesquelles il a coutume de déclamer contre notre nation et cherche à persuader aux habitants de rester toujours français.
“J'avais bien vu, dès le commencement, que cet homme ne serait jamais bon sujet du roi, et qu’il emploierait toute la force de son éloquence à inspirer les mêmes sentiments au reste de ses concitoyens, et votre excellence peut se souvenir que je l’en prévins dès l’année 1766.
“Par les mêmes Jcitres j'ai informé votre excellence que Lafrénière était considérablement endetté, au point que ses biens n’équivalaient point aux dettes qu’il avait en France.
“De Noyan, son gendre, Villeré, Milhet et les autres principaux chefs du parti se trouvent dans la même position.
“II serait à leur bienséance à tous que la colonie rcs-
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