‹ Histoire de la Louisiane [microforme] (volume 2)Chapitre 5 sur 92 · PS ER · texte numérisé non relu

PS ER

24 [cxar. xvur.

avec les Anglais, et par là, elle nous deviendra plus attachée qu’elle ne nous l'était ci-devant.

“Il n’est point surprenant que cette nation ait tant tardé à nous faire satisfaction.Elle est nombreuse, il y a différents partis, et celui de Soulier Rouge n'est pas le moindre ; mais comme celui-ci, jusqu’à présent, n’a pu lui faire voir l'exécution de ses belles promesses, il commence à perdre de son crédit, et il n’est pas douteux qu'à la fin ses partisans ne l’abandonnent, comme il y cü à déjà plusieurs, qui sont revenus dans nos intérêts, et qui font aujourd’hui partie de ceux qui ont juré sa perte.”

Le 15, dans une autre dépêche, il revient sur les mesures de défense qu’il avait prises contre l’attaque projetée des Anglais, et il dit:

“Bien qu’il n’y ait pas autant d’eau à la passe de la Balise qu’à celle de l'Est, j'avais iaissé le fort intact pour ne pas donner à penser aux Anglais qu’il y avait une passe meilleure, les changements sur la barre étant trop récents pour qu’ils en eussent connaissance. Mais à présent qu’il n’y a plus que sept à huit pieds d’eau et qu’on avait lieu de croire qu’elle se comblerait en peu de temps, à en juger par les rapports de terre qui s’y sont faits depuis huit mois, étant d’ailleurs assuré que les Anglais sont informés de ces changements par voie de la Havane, j'ai pris le parti de désarmer les batteries du fort et de retirer les deux tiers de la garnison. Ne voulant pas exposer cette partie de nos forces aux hasards d’une attaque qui nous en priverait immanquablement, sans espoir d’en tirer aucun avantage pour la défense du pays, je n’y ai laissé qu’une pièce de canon de 8 et deux de 4, pour faire et rendre les signaux à nos vaisseaux, et un détachement de quinze hommes avec le pilote, sous le commandement d’un officier chargé de surveiller la côte, afin de m’assurer de tout ce qui pourrait survenir d’extraordinaire, avec l’ordre de quit-

Page 1