‹ Histoire de la Louisiane [microforme] (volume 2)Chapitre 9 sur 92 · PA CT · texte numérisé non relu

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villages, disait M. de Vaudreuil au ministre, en date du ler février, il n’y a guère que les chefs qui persistent, car beaucoup de leurs guerriers voudraient en finir et revenir à nous. Je forcerai nos alliés, en les menaçant de retenir les présents qu’ils attendent, de chasser les Anglais qui sont encore dans l’un de ces villages. Nous ne pouvons faire autrement, faute de forces suflisantes. Car il est important de ne pas exposer nos armes à un échec. .

“Tout est tranquille, moyennant deux détachements envoyés, l'un aux Allemands, l’autre aux Tunicas, où j'ai fait bâtir un fort que ces sauvages me demandaient depuis long-temps, pour protéger leurs femmes, lorsqu’ils vont en course.

“Quant aux Chickassas, il faudra patienter jusqu'à ce que nous puissions faire une expédition contre eux. Car des expéditions de 1736 et 1740 contre les Chickassas, les sauvages ont tiré la conséquence que nous étions incapables de jamais détruire ou réduire les peaux rouges. Jusqu'à ce que ces revers soient effacés, ainsi que la funeste impression qui en est résultée, notre position sera extrèment pénible.

“Les Chickassas m'ont envoyé une femme française et des enfants faits prisonniers l’année dernière aux Arkansas et m'ont fait demander la paix. J'ai fait payer la rançon des personnes et j'ai répondu que je verrais quant à la paix, mais qu'il fallait qu’ils se comportàsseat mieux que par le passé.”

On voit que c'était une détermination prise de ne pas accorder la paix aux Chickassas, mais de les détruire entièrement.

Le 24 juin, M. de Vaudreuil rend compte de la continuation de la guerre civile chez les Chactas, et parle d’un combat, où cent trente chevelures de Chactas anglais furen. levées. Il dit aussi que les Chactas de l'Ouest sont allés en course contre les Chickassas et lui

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ont rapporté douze chevelures. Il ajoute que, bien qu’il ne reste que deux villages chactas fidèles aux Anglais, ceux-ci n’en font pas moins des efforts incroyables pour gagner le reste de la nation.

Au mois d'octobre, M. de Vaudreuil fit un rapport favorable sur la situation de la colonie vis-à-vis des sauvages. “Les Natchez, ditil, n'existent plus, ou peu s’en faut. Les Chickassas sont fort aflaiblis, et les Chactas révoltés viennent d’être soumis. ‘A la suite d’une expédition faite en septembre par les Chactas affidés, ayant à leur tête quelques Français commandés par M. de Graud-Pré, les rebelles ont demandé grace; et les sauvages, nos alliés, flattés de les avoir ainsi réduits, et charmés d’ailleurs de pouvoir terminer avec honneur une guerre qui leur coûtait leur propre sang, se déterminèfent à me prop:ser la paix au nom de toute la nation, et elle fut conclue aux conditions suivantes :

#1©, “Que tout chef, considéré, où guerrier chactas qui trempera ses mains dans le sang d’un Français sera tué sans rémission, et que si les parents de l’agresseur sopposent à cette justice, toute ia nation prendra les armes contre eux et leur fera subir le même sort qu’aux coupables.

“29, “Que tout Chactas, chef, ou guerrier qui introduira l'Anglais dans son village, sera puni de mort avec l'Anglais, sans que qui que ce soit de la nation puisse en prendre vengeance.

#39, Que toute la nation Chactas continuera de faire la guerre aux Chickassas et qu’elle ne cessera de frapper sur ces perfides, tant qu’il en subsistera.

“49, Que les villages révoltés détruiront au plus tôt

leurs forts, et que l’on rendra de part et d'autre les prisonniers et les esclaves faits pendant la guerre.”

Le gouverneur fit observer au ministre, qu’au moyen de cette paix, la colonie allait jouir d’une tranquillité

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ien qu’elle n’avait pas eu le bonheur de goûter depuis 1750. An- sa fondation, et prétendit que l’on n'avait plus à crainbles dre que les Chickassas, devenus cependant moins redoutables par leur affaiblissement graduel. port Le gouvernement français avait demandé au mardes quis de Vaudreuil s’il ne conviendrait pas de maintenir peu la guerre civile des Chactas, afin d’affaiblir cette puisna C- sante nation. M. de Vaudreuil répondit que la nation une des Chactas étant de son propre mouvement revenue à dés, des sentiments meilleurs, et ayant accepté des condipar tions qui prouvaient la sincérité de son affection pour >; et ‘ les Français, il eut été imprudent, dans son opinion, | ré- après avoir rétabli la paix entre les Indiens et les Fran- À avec çais, de ne pas mettre un terme à la guerre civile qui ù opre les déchirait, surtout après la satisfaction que les Chac- ( à nom tas fidèles avaient obtenue pour les Français, de la part J ù ions des Chactas révoltés. “D'ailleurs, dit-il, cette naiion ù et n'aurait pas tardé à s’apercevoir de nos intentions ca- à à ctas chées et à se convaincre que cette guerre intestine l’af- û à sera 1 faiblissait trop. Alors, e.ie se serait peut-être décidée seur à la paix sans notre participation.” les On se rappelle, qu’en 1747, le commissaire-ordonna- ’aux teur Lenormant avait eu la sagesse de s’opposer à une FA nouvelle émission de papier-monnaie ; mais M. Michel tro- | de la Rouvillière, qui lui avait succédé, fut de plus faort cile composition. Les opérations financières dont le tion papier-monnaie offrait la perspective étaient trop ten-

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