UNIVERSITÉ DE
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“que loréqu’il s'agissait du salut d’une nation, les plus légères preuves suffisaient contre un ennemi supposé, et que, dans la circonstance actuelle, les soupçons étaient légitimes.” Les Français, ajouta-t-il, ont eu des relations avec les Iroquois, et si cela ne suffit pas pour les convaincre d’avoir eu des desseins perfides contre les Illinois, comment devons-nous interpréter l'érection de tant de forts? Les Français sont deshommes, et les hommes ne bâtissent pas sur un terrain qu’ils ne veulent pas occuper.”
Lasalle, se tournant vers les Illinois, répondit qu’il convenait en effet qu’ils se missent en posture de dé-
fense, non contre les Français qui venaient les protéger
par l’ordre et au nom du roi de France, mais contre les lroquois qui avaient déjà subjugué, entr'autres peuplades, la nation des Mascoutans, et qui réservait le même sort aux Illinois, qu’ils n’oseraient cependant attaquer, tant que ceux-ci resteraient unis aux Francais. Il ajouta qu’il n’y avait qu'un lâche esclave dés Iroquois qui pût se prêter ainsi au rôle infâme de calomniateur. Mansolia ayant disparu pendant ce discours, les Indiens furent convaincus par cette circonstance qu’il était coupable d’imposture et rendirent leur confiance à Lasalle.
Heureux d’avoir rétabli la bonne intelligence qui avait existé entre les Indiens et lui, Lasalle se préparait à se mettre en marche pour continuer ses explorations, lorsque les misérables qui avaient déjà essayé de le faire périr, firent une autre tentative du même genre. Ce fut le jour de Noël 1679 que ces scélérats choisirent pour exécuter leur crime. Lasalle et ses officiers, en se levant de table, eurent des convulsions et des sueurs froides. Soupçonnant qu’ils étaient empoisonnés, ils prirent, dit-on, de la thériaque, dont l'effet fut salutaire. Les coupables, voyant qu’ils n’avaient pas réussi et qu’ils étaient découverts, prirent la fuite et disparurent dans les bois.
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