EN NE
64 Lorsar. iv.
çals, il ne voulut pas permettre que leur flotte entrât
dans le port. En conséquence de ce refus, les Français
firent voile vers le sud-ouest et arrivèrent à deux îles appelées aujourd’hui les îles Chandeleur. Là, la, flotte jeta l'ancre, et le chenal entre l'ile aux Vaisseaux et l'île aux Chats ayant été sondé, les petits batiments de l'expédition y passèrent. Alors, le vaisseau de cinquante deux canons retourna à St.-Domingue et ls deux frégates restèrent devant les îles Chandeleur. Iberville débarqua avec une partie de son monde à l’île aux Vaisseaux où il construisit des huttes, et envoya quelques soldats examiner le rivage du continent. Ceux-ci furent bien reçus par des Indiens qui leur apprirent qu'ils uppartenaient à la nation des Biloxi Le jour suivant, ils virent d’autres Indiens qui leur dirent qu'ils étaient de la tribu des Bayagoulas, qu’ils habitaient les
. bords d’un fleuve immense et que, pour le moment, ils
. faisaient partie d’une expédition destinée à agir contre
les Mobiliens avec qui ils étaient en guerre. …
Le 27 février, Iberville et son frère Bienville partirent, chacun dans une barque, pour aller chercher le Mississippi. Îls étaient accompagnés du même père Anastase ou Athanase qui avait suivi Lasalle lorsqu'il descendit et remonta le fleuve, lorsqu'il fit son voyage de France, et qui était encore sOù compagnon lorsqu'il fut assassiné. Le troisième jour après leur départ, ils entrèrent dans une rivic:e dont l’eau était trouble et le lit extrêmement profond. Ce qui fit présur:2r au père Anastase, et avec raison, qu'ils étaient sur ‘es domaines du vieux Meschacébé. Après avoir remonté le fleuve pendant huit ou dix jours, ils arrivèrent au village des Bayagoulas qui les : -çurent avec bienveillance et leur montrèrent des vêtements qui avaient appartenu aux compagnons de Lasalle, Cependant Iberville craignait toujours que le fleuve dans lequel il était ne fut pas le Mississippi et que le père Arastase ne se fut trompé,
s’ava cette p! fleuy mais À Iberv
; Cette du fle
dure
est
C’est
U le no Co vèren vers (
transn
qu'un
le no
ù une c que ce bouch près d reçus 4
lorsque :ses doutes furent dissipés en voyant un livre de prières sur lequel le nom d’un des compagnons de Lasalle était inscrit. On lui remit aussi une lettre du chevalier de Tonti, datée du village des Quinipissas, le 20 d’avril1685. Dans cette lettre, le chevalier apprenait à Lasalle que, suivi de vingt Canadiens et de trente sauvages, il avait descendu le fleuve pour rejoindre son ancien chef, et lui exprimait son chagrin d’avoir été déçu dans son attente. Iberville vit aussi une cotte de mailles qu'il conjectura avoir appartenu à la troupe de Soto, d’après une tradition qui circulait parmi les Indiens. RL. ;
Après avoir passé le bayou Plaquemines et le bayou Manchac, Iberville arriva à une partie de la rive qui s’avançait en ligne courbe dans le fleuve. Av travers de cette jetée naturelle qui avait fait dévier le cours du fleuve, il y avait une issué que les eaux s'étaient frayée, mais qui était cependant encombrée par des arbres. Iberville, l'ayant fait nettoyer, y fit passer ses barges. Cette issue, s'étant agrandie, devint par la suite le lit du fleuve etle morceau de terre qui fut ainsi détaché du reste du sol forma une ile que l’on voit encore, et qui est maintenant habitée par une population nombreuse. C’est ce qui fit donner à cette partie des bords du fleuve le nom €e Puinte-Coupée.
Con’ nuant leur voyage, Iberville et Bienville arrivèrent ensuite à une autre courbe considérable au travers de laquelle les Indiens avaient fait une route pour transporter leurs pirogues. Cet isthme n'avait environ qu’un arpent de largeur. Les Français lui donnèrent le nom de Portage de la Croix, parce qu’ils y plantèrent une croix en signe de prise de possession. L'on pense que cette partie du fleuve est celle qui est vis-à-vis l’embouchure de la rivière Rouge. Les Indiens Oumas avaient près de là un village considérable où les Français furent reçus avec hosnitalité.