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l’autre avec les chefs qui devaient revenir rendre compte de leur mission. Il recommanda aussi à M. de Pailloux d'examiner le lieu le plus convenable à placer notre fort, près de la rivière, et d’en informer.
- #Le 7 juin, la pirogue, qui avait été aux Natchez, revint avec neuf vieillards de cette nation et le soldat, par lequel le sieur de Pailloux écrivit qu’il avait vu toute cette nation assemblée ; qu’elle avait marqué une grande joie de ce que leurs chefs avaient fait avec nous ; et que tous ces Indiens étaient très disposés à exécuter tout ce qu’on leur demandait. Le dit sieur de Pailloux l’infor-
* mait ussi qu'il avait trouvé près de la rivière un coteau ‘situé très avantageusement pour y construire notre fort.
Le même jour, M. de Bienville reçut les calumets qui lui furent présentés par ces neuf vénérables vieillards avec beaucoup de cérémonies. On les fit ensuite fumer dans le nôtre. Le lendemain, 8ème de juin, M. de Bienville renvoya les neuf vieillards chez eux. Il permit aussi au chef Petit-Soleil de partir, mais il garda auprès de lui le Serpent-Piqué, et envoya en même temps, dans une pirogue, quatre soldats porter au sieur de Pailloux des haches, bêches, pioches, cloux et autres ferrements nécessaires pour la construction du fort.
“Le 9, on fit casser la tête aux deux guerriers par des soldats.
“Le 11, M. de Richebourg, capitaine, qui était malade, partit avec trois soldats pour retourner à la Mobile.
“Le 12, M. de Bienville, qui retenait depuis quelque temps les Canadiens voyageurs, leur permit d’aller à leur commerce au bas de la colonie, leur fit remettre les deux chefs de guerre, et leur donna l’ordre de leur casser la tête, lorsqu'ils seraient éloignés de dix à douze lieues. Comme on conduisait ces deux malheureux pour les embarquer, l’un d’eux, le Barbu, cessa pour un moment de chanter sa chanson de mort et chanta celle de guerre.
Il conta ses ‘hauts faits contre wfférentes nations, et le
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