‹ Histoire de la Louisiane [microforme]Chapitre 45 sur 95 · TAP, VIII · texte numérisé non relu

TAP, VIII

e oppola baie oulas, à

w, qu’il s quinze it corps Toutes ient été > de co- Cette rent en priétai- , et les patrons e.

tention andises , déteryivante qjuence,

out nérporel,

feront | pièce

terme payée

is de-

ans de

Au mois de juin 1718, des colons, des condamnés et des troupes arrivèrent dans trois navires ; en tout, il y avait huit cents personnes destinées à résider dans la colonie. La note officielle qui suit, copiée dans les archives de la marine, fait voir comment furent répartis les nouveaux venus :

“ Etat de la distribution qui a été faite à la Lnuisiane des nouveaux habitants qui ont passé sur les frégates la

Victoire, la Duchesse de Noailles, et la flûte la Marie :

Aux Natchitoches, près du poste.

De Laire & Co. avec leurs gens, . . 100 hab.

Bernard de la Harpe et ses gens, . . 40 “ Brossard et ses gens, . . . . . . . 11 “

Aux Yazoux, près les troupes.

Messieurs Scourion de la Houssaye et

leurs gens, . . . . . . . . . . . 062 “ À la Nouvelle-Orléans.

Goy et ses gens, . . . . . . . . 9 14 600 A SN Rougé et ses gens, . . . . . . . . 6 Duhamel et ses gens, . . . . . . . 3 “ Bugnot et ses gens,. . . . . . . . 9 Dufour et sa famille, . . . . . . . 6 “ Marlot de Vernelle et son valet, . . . 2? ‘“ Le Gras et ses gens, . . . . . . . 4 ‘ Le Page et ses gens, . . . . . . . 10 Couturier et ses gens, . . . . . . . 4 Robert, son fils et sa fille, . . . . . 3 Les trois frères Orillaut, et trois hommes

Le oc en GE IN de, dl à GS 0 Un maçon, un perruquier, un chirurgien

avec leurs aides, . . , . . . . . . 5

Total. . . . . . . . 68 “

168 [onar. vit,

Au bas de cette note est cette apostille : “à placer le plus près possible de la ville, ou en ville même, avec des jardins.”

Il paraît, du reste, que les colons envoyés à la Loui. siane n’étaient pas exactement d’un caractère tel que l'aurait désiré Bienville. Car, ans une dépêche du 25 septembre, il se plaint de ce que la compagnie n’envoie point des charpentiers et des laboureurs, “attendu, dit-il, que tous les gens employés à la main d'œuvre dans le pays, se font payer de dix à quinze livres par jour. Ce qui retarde les améliorations et cause d’énormes dépenses à la compagnie. ”

Au mois d'avril 1719, deux navires, appartenant à la compagnie, arrivèrent de France et apportèrent la nouvelle que la guerre avait éclaté entre cette puissance et l'Espagne. Une dépêche de Bienville, en date du 20 d'octobre, raconte tout ce qui se passe dans la colonie, en conséquence de cet évènement:

“J'ai reçu, dit-il, le 20 d'avril derrier, l’ordre du Roi portant déclaration de guerre à l'Espagne, et des exemplaires du manifeste motivant cette guerre. Par suite et sur l'avis de la Compagnie d'Occident, du 7 janvier, de profiter de cette circonstance pour m’emparer du fort de Pensacola, nous nous préparimes pour‘cela. Mon frère Sérigny, chargé comme moi du'commandement de cette colonie (1), appareilla de l’île Dauphine, le 13 mai, dans le Philippe, suivi du comte de Toulouse et du maréchal de Villars, commandés par M. Méchin et par le chevalier de Grieux, dans lesquels nous fimes embarquer cent cinquante soldats. Moi, je fus en chaloupe, avec quatre-vingts hommes. Nous nous rendimes devant Pensacola, le 14. Le lendemain, le gouverneur nous remit la place, sur les quatre heures après-midi, et le gouvernement en fut donné à mon frère de Chateaugné.

(1) Il était surtout chargé de faire un relevé des côtes.

, placer le ême, avec

à la Loui.

e tel que he du 25 nie n’en- “attendu, 1 d'œuvre ivres par se d’énor-

nant à la it la nouissance et te du 20 , colonie,

e du Roi les exem- Par suite janvier, er du fort ela. Mon ndement ne, le 13 use et du in et par s embarhaloupe, Îimes deuverneur s-midi, et teaugné.

OfAP. Vini.] 169

“Suivant la capitulation que nous avions faite aveo le gouverneur, les deux commissaires et les officiers de Pensacola, nous nous étions engagés de remettre leur garnison au port le plus proche. En conséquence de ce traité, nous fimes embarquer tous les Espagnols dans le Comte de Toulouse et le Maréchal de Villars, commandés par M. Méchin et M. de Grieux. Lorsque ces deux vaisseaux furent arrivés à la Havane, le gouverneur fit mettre à terre tous les équipages français, et s'empara des deux vaisseaux, sans avoir égard à la capitulation, et, après les avoir armés de soldats et d’équipages espagnols, les a renvoyés iéger à Pensacola. Ce sont même les deux pli isseaux de leur escadre. Mon frère Sérigny en nseil tous les documents relatifs à la capitulation, pour prouver la mauvaise foi des Espagnols.

“J'avais eu l'honneur de marquer au conseil que notre embarras était de fortifier Pensacola, de façon à la pouvoir défendre contre les efforts que nous ne pouvions douter que les Espagnols feraient pour la reprendre, en attendant que la compagnie pût nous secourir. Maisils ne nous en ont pas donné le temps, et sont revenus l’assiéger, le 6 août, avec trois vaisseaux, (y compris les deux vaisseaux qu’ils avaient si traîtreusement surpris aux Français), neuf brigantins ou balandres, et dix-huit cents hommes de débarquement. Ils firent leur descente le lendemain. Aussitôt, cinquante soldats Français s’échappèrent du fort, furent se joindre à eux, et leur dirent qu’ils n’avaient qu’à se présenter, que le reste de la garnison leur livrerait la place. Ils envoyèrent sur le champ sommer mon frère Chateaugné de se rendre ; lequel n’eut pas d'autre parti à prendre que de capituler, se voyant abandonné de tous ses soldats. La capitulation a été, de sortir du fort avec tous les honneurs de la guerre et d’être menés à la vieille Espagne. Nous y

avons perdu la flûte la Dauphine, qui s’est brûlée par

> vs

de

Va

Oo: », 2) > # >

LS Le 2 4

Page 1