‹ Histoire de la Louisiane [microforme]Chapitre 50 sur 95 · QUE ES · texte numérisé non relu

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pillé leurs habitations. Il partit avec sept cents hommes et ne revint qu'après avoir obtenu lestêtes des principaux coupables. Ce fut la seconde guerre des Natchez. Voici la liste des officiers qui étaient à cette expédition :

De Bienville, commandant général.

De Pailloux, major.

De Blanc, capitaine commandant.

Renault, capitaine.

De Berneval, capitaine.

Desliettes, capitaine commandent le poste des Natchez.

De Bassé, lieutenant.

De Courtillas, ‘

Marquis, #

De Terrine, “

De Mouy, 5

De Noyan, enseigne.

De la Tour, ‘

Bonaventure, Tixerant, Pasquier, capitaines des volontaires.

De Manadé, chirurgien major.

Le 5 janvier 1724, il fut expédié à M. de la Chaise, venu dans la colonie avec M. du Saunoy pour examiner la comptabilité des agents de la compagnie, des lettres patentes qui lui donnaient entrée au conseil, et, en février, il fut nommé conseiller honoraire.

Les querelles, qui avaient toujours existé depuis la fondation de la colonie entre les principaux officiers, et la part très active que toute la population y avait prise, avaient donné lieu à des écrits diffamatoires que l’on faisait circuler clandestinement. Tantôt, c'étaient des placards que l’on affichait au coin des rues, tantôt c’étaient des chansons satiriques que l’on colportait partout. Les querelles n’en devenaient que plus envenimées et finissaient souvent par des duels. Aussi, le conseil supé-

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rieur jugea qu'il était temps d’y mettre un terme et promulgua une ordonnance décrétant des peines contre les délits de ce genre.

Le 16 février, M. de Bienville, que ses ennemis n’avaient jamais cessé d’accuser, reçut l’ordre de passer en France, pour rendre compte de sa conduite, et fut requis de laisser le commandement à M. de la Tour, en attendant que M. de Boisbriant, nommé gouverneur par intérim, fut revenu des Illinois. Mais, avant de partir, Bienville fit publier en mars, au nom du roi, un code noir, dont la colonie commençait à sentir le besoin, vu le nombre de nègres qu’on y avait introduits. Ce qu’il y a de bizarre, c’est que le premier article de ce code noir ordonne l’expulsion des Juifs de la colonie, et que le 3ème interdit tout autre culte que le culte romain. On se demande ce que les Juifs et la suprématie du catholicisme avaient de commun avec le code noir. Ce code, d’ailleurs, qui a eu force de loi à la Louisiane pendant près d’un siècle et dont plus d’une disposition est encore retenue dans notre code noir actuel, mérite d’étre transcrit ici, presqu'en entier, sous plus d’un rapport, et comme faisant voir comment nos pères entendaient la législation sur un sujet, qui, jusqu’à nos jours, n’a fait que croître en importance.

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