‹ Histoire de la Louisiane [microforme]Chapitre 82 sur 95 · DE DE · texte numérisé non relu

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n’eût été nécessaire, si nous n'avions point trouvé d’obstacles. Soixante-cinq paires de bœuls et cinquante chevaux étaient rendus des Illinois à St. François, dès Ia fin de juillet. Deux r2nt cinquante chevaux et cent bêtes à cornes, achetés = 1x Natchitoches, devaient sy rendre au mois de septembre. Des débordements de rivières, causés par les pluies de larriere-saison, ont renversé tous ces projets, en faisant périr tous nos bestiaux, et nous ont fait perdre le fruit de tant de dépenses et de tant de peines. Au reste, Monseigneur, si nous ne sommes pas sortis de cette aflaire avec tout le succes qu’on avait droit de se promettre, la gloire des armes du roi n’en à pas souflert. Toutes les nations ont été frappées des préparatifs de notre campagne, ev ont senti la supériorité de nos forces. Elles ont été témoins des démarches que les ennemis ont faites par crainte, pour obtenir la paix.

“Je pense mème pouvoir avancer que, eu égard à la tranquillité de la colonie, les affaires sont en meilleur état que si nous eussions marché aux ennemis. Nous savons, de leur propre aveu, qu'ils observaient nos mouvements, dans le dessein d'abandonner leurs forts dès qu'ils auraient su notre marche, qu'il aurait été impossible de leur dérober, puisque nous avions à traverser, avec un gros train, un espace de trente-cinq à quarante lieues de bois. D'ailleurs, si d’un côté, pour assurer la navigation du flcuve, nous leur avons promis la paix de la part des nations du Nord, nous les tenons en échec du côté des Chactas, jusqu à ce qu’il convienne à nos intérêts de leur accorder la paix générale. Ce que nous ne ferons qu’à condition qu’ils 6, igneront pour toujours les Anglais de leur pays. Afin d'y parvenir plus promptement, je profiterai de l’indisposition où sont actuelle. ment les Chactas à l'égard des Anglais, pour les exciter à troubler plus que jamais leur communication

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