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content du résultat de la dernière campagne contre les Chickassas et avait adressé à Bienville des reproches très vifs à ce sujet. Après les avoir réitérés dans une dépêche du 19 janvier, le ministre continue en ces termes : “Il m'est au surplus revenu que vous avez permis à deux familles établies dans la colonie de passer à St. Domingue par le navire Triton, et non-seulement vous ne m'avez pas informé des raisons qui ont pu vous déterminer à leur en accorder la permission, mais vous ne m'avez pas même rendu compte de leur départ. Vous devez sentir qu’indépendamment du préjudice que la désertion des habitants cause à la colonie, leur éloigneement ne peut que contribuer à décourager ceux qui restent. C’est pour cette raison que Sa Majesté vous défend de permettre à aucun habitant de quitter la colonie, sans avoir reçu des ordres sur cela. C’est à quoi vous aurez pour agréable de vous conformer. Vous m'informerez aussi des raisons qui vous ont engagé à permettre aux deux familles de passer à St. Domingue.
“La proposition que vous avez faite de permettre aux habitants de la Martinique, qui voudraient transporter leurs établissements à la Louisiane, d'y passer avec leurs nègres et leurs effets, demande d’être examinée et je verrai ce qu’il convient de faire à cet égard.”
Profondément touché du blâme dont il était l’objet, Bienville demanda à être remplacé et sa demande fut accueillie.
Le 18 février, il écrivit au ministre relativement aux Indiens : “La course, que sept à huit cents Chactas ont faite pendant l'été dernier sur les Chickassas, a eu plus de succès que celles des années précédentes. Ils ont ravagé une grande partie des vivres des ennemis et sont revenus au commencement d'octobre avec six chevelures d'hommes, dix prisonniers et plus de quatre-vingts chevaux, après en avoir tué plus de cent.
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1743. “Depuis ce temps, les Chactas ont continué de tenir |! des partis en campagne. Je compte que pendant l’année dernière ils ont tué cinquante-quatre hommes. Je tiens les Anglais en échec, en maintenant une bonne l intelligence avec tous les autres sauvages,
“Soulier Rouge, qui peut faire tant de bien ou tant Fi de mal, est complètement revenu aux Français. Seul, | 4 à la tête de ses sujets, il est allé frapper sur les Chickassas. Il a rapporté beaucoup de chevelures, a fait onze prisonniers et a enlevé quatre-vingts chevaux. Fe
“M. de Loubois devant être chargé par intérim du ÿ gouvernement de la colonie, en attendant l’arrivée du Fa gouverneur qu’il plaira à la cour de nommer, j'ai jugé convenable de lui laisser faire la distribution des présents de cette année, afin de lui donner connaissance, avant mon départ, de cette partie de son commandement qui n’est pas la moins difficile, et pour cet effet, je lui ai dressé un mémoire instructif sur le traitement qu’il convenait de faire à chaque village, à chaque chef et même à chaque guerrier, suivant ce que chacun d’eux avait mérité dans le courant de l’année. Je lui recommandai de réhabiliter le Soulier Rouge en lui rendant les présents et les autres marques de distinction attachés à la médaille dont il est décoré. M. de Loubois m’a mandé en réponse que ce sauvage avait été enchanté de ce retour et lui avait promis authenti- | | quement, en présence des autres chefs, qu'il serait (3 aussi zélé pour nosintérêts qu’il l'avait été pour ceux des Anglais; qu’il abjurait non-seulement tout commerce avec eux, mais qu’il voulait même nous convaincre sous peu, par quelque action d'éclat, qu’il était leur ennemi juré.
“Jai cru, Monseigneur, que le plus sûr moyen d’assurer, avant mon départ, la tranquillité de cette colonie, jt était de réunir tous les chefs de cette nation dansun même esprit d’attachement pour nous. J’ai la satis-
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